De Christine and the Queens à Jeanne Added en passant par Working Men’s Club et Tamino, la playlist de la semaine

Au programme : Working Men’s Club, Christine and the Queens, Jeanne Added, Tamino, Aime Simone, Aurus, Lucky Love, Chien Noir, Le Paon, Ashe, Polycool et Melrose.

INTERVIEW. Pi Ja Ma : « Nos influences sont vraiment hyper variées et je crois que c’est ce qui fait l’originalité de nos projets. »

Se jouant des genres et des époques, Pi Ja Ma revient avec « Seule sous ma frange », un second disque imprégné de romantisme et partagé en deux faces : la A dédiée à l’optimisme et la B nettement plus mélancolique. Pauline de Tarragon, de son vrai nom, y explore ces deux facettes de sa personnalité en compagnie d’Axel Concato son fidèle producteur et co-compositeur depuis son EP Radio Girl (2016). Ensemble, ils s’aventurent sur les terres d’ABBA, de Daft Punk, des Rita Mistouko, de Jacques Demy et Michel Legrand, du doo-wop… Autant de références volontaires et assumées ou pas que nous avons abordées avec elle et sa chienne Sacha présente lors de notre entretien comme sur la pochette de l’album.

INTERVIEW. Canine : « La nature est le thème central de mes deux albums, l’élément salvateur ! « Dune » est terrien. « Source » est davantage un voyage vers l’ivresse des profondeurs. »

Après « Dune », un chef-d’œuvre électro-pop mystique, Canine nous emmène à la « Source » et s’y dévoile ! Pour l’occasion, Magali Cotta, de son vrai nom, tombe le masque. Plus lumineux et pop, ce second album salvateur évoque l’ivresse des profondeurs. On y plonge volontiers !

A la Gaîté Lyrique, Aurae : un paradis dans lequel les fluides, les végétaux et la technologie cohabitent à merveille

Dans la lignée des expositions « Faire corps » d’Adrien M & Claire B et « Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière » d’Olivier Ratsi, la Gaîté Lyrique présente « Aurae », une balade poétique et passionnante entre monde physique et virtuel proposée par l’artiste canadienne, Sabrina Ratté.

Qu’est-ce que la Neue Sachlichkeit (Nouvelle Objectivité) ? La réponse du Centre Pompidou à travers l’œuvre d’August Sander, un des plus influents photographes du 20e siècle. Focus sur la transgression!

Pour expliquer ce qu’était la Neue Sachlichkeit (Nouvelle Objectivité) en Allemagne, le Centre Pompidou a rassemblé plus de 900 œuvres : peinture, photographie, architecture, design, cinéma, théâtre, littérature et musique. En résulte une exposition gigantesque et hétéroclite : « Allemagne / Années 1920 / Nouvelle Objectivité / August Sander ».

Interview. The Doug : « Il y a quelques années, je me définissais comme un rappeur faisant un peu de chanson, mais maintenant plus comme un chanteur faisant un peu de rap. »

Du haut de ses 21 ans, The Doug débarque sur la scène française et y répand toute sa jeunesse avec force et fougue. Dans son premier EP « Jeune The Doug », Jules, son vrai prénom, nous livre ses états d’âme. Sa chanson française teintée de rap évoque Alain Bashung mais ses influences vont du rock nerveux de System of a Down au cinéma social et burlesque de Bruno Dumont. Des deux, The Doug a hérité d’une certaine singularité que nous avons tenté de saisir lors de notre rencontre.

Interview. Fishbach : « Ça m’a toujours beaucoup touché les gens qui confrontent deux mondes opposés et qui montrent qu’ils ne sont pas du tout incompatibles. »

Portée par un surréalisme nourri de ses rêves, Fishbach sublime le réel. « Avec les yeux », titre de son second album, l’artiste crée un univers harmonieux et foisonnant pourtant constitué de références divergentes. Juste avant son concert au 106 à Rouen, nous avons eu l’occasion de la rencontrer sans interprète et parfaitement chaussée, le temps d’échanger quelques idées sur Scorpions, Bonnie Tyler, Michel Audiard, la musique de bagnole ou encore la Techno.

INTERVIEW. Baptiste W. Hamon : « Je suis inspiré par la mélancolie, les souvenirs joyeux ou tristes mais je suis aussi complètement habité par l’espoir »

Portée par des chœurs sublimes, les nouvelles chansons tragiques ou à boire de Baptiste W. Hamon nous font passer par divers états émotionnels. Pleines de vie, elles racontent, entre rires et larmes, le destin des écorchés parfois « Jusqu’à la lumière », le titre de son troisième album réalisé par John Parish.

Interview. Jean Claracq : « Ce qui m’intéresse, c’est cet espace de liberté que la nuit peut être et notamment pour la communauté gay »

Empreintes de l’histoire de l’art, d’Instagram et d’une grande mélancolie, les peintures de Jean Claracq évoquent le papier photos glossy et la lumière homogène des écrans. Né à Bayonne en 1991 et diplômé de L’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2017, l’artiste est devenu en quelques années une figure majeure de la scène contemporaine.

Le saviez-vous ? Romy Schneider a tourné à Hollywood. 40 après sa disparition, l’immense actrice investit La Cinémathèque française de Paris.

Tour à tour rayonnante et bouleversante à l’écran, Romy Schneider, actrice caméléon, investit, 40 ans après sa disparition, la Cinémathèque française de Paris, le temps d’une rétrospective éponyme qui montre comment la petite fiancée autrichienne est devenue une icône mondiale du cinéma.

Réduire les Nymphéas aux arts décoratifs serait-il un blasphème ? La réponse dans l’exposition Le décor impressionniste au musée de l’Orangerie.

En 1952, le peintre et décorateur de théâtre André Masson qualifie Les Nymphéas de Monet comme étant la « chapelle Sixtine de l’impressionnisme ». Cette phrase culte et loin d’être anodine participe à redonner une dimension décorative et pertinente à plusieurs œuvres issues du même courant artistique.

INTERVIEW. Plongez dans le monde à l’envers de Baselitz avec Pamela Sticht, commissaire de « Baselitz – La rétrospective ».

Inclassable, Georg Baselitz a traversé le XXe siècle à contre-courant. Son cheminement étonnant et singulier le mène aujourd’hui au Centre Pompidou. Le musée lui consacre une rétrospective monumentale, la première en France. Élaborée avec la complicité de l’artiste, la scénographie retrace toute sa carrière marquée par le nazisme. Ses œuvres les plus emblématiques et qui résument le mieux ses intentions sont ses figures inversées. Pour les comprendre, nous sommes allés à la rencontre de Pamela Sticht, commissaire de « Baselitz – La rétrospective ».

INTERVIEW. Keren Ann : « J’essaie à chaque concert de donner une nouvelle vie à mes chansons. Avec un quatuor, on peut tout faire, rythmiquement et harmoniquement. »

Les cordes font partie de sa discographie depuis « La Biographie de Luka Philipsen », premier album paru en 2000. Pour réenregistrer 10 chansons de son répertoire Keren Ann s’est donc tournée vers le Quatuor Debussy. De leur rencontre est né « Keren Ann & Quatuor Debussy », un album quasi live à la croisée de la musique de chambre, de la chanson française et de la pop anglo-saxonne. Cette sélection retrace plus de 20 ans de carrière soit 8 albums, et contient quelques-uns de ses plus beaux titres de « Jardin d’Hiver » à « Les Jours Heureux » en passant par « Que n’ai-je ? ». Nous sommes allés à sa rencontre pour parler plus en détail de ce beau projet hors du temps.

INTERVIEW. Lonny : « La mélancolie m’a permis de créer de la beauté et de me soigner quand je n’allais pas bien. Je n’en ai pas peur. »

Elle a toujours su qu’elle choisirait la musique pour s’exprimer. Armée de sa guitare et de son premier album « Ex-Voto », Lonny se positionne sur la scène folk, foisonnante mais rarement passionnante, et s’en démarque grâce à son sens incroyable de la mélodie et la délicatesse de son écriture un brin abstraite mais poétique. Dans le genre, nous n’avions rien écouté d’aussi beau depuis « A Song is way above the lawn » le dernier disque de Karen Peris, un des meilleurs de 2021. C’est vous dire combien nous avons été touchés par les chansons feutrées et aériennes de Lonny, une artiste incroyable et nourrie aux paradoxes. Petit éclaircissement !

INTERVIEW. Alexia Gredy : « « Hors saison » est un inventaire des sentiments. »

Héritière de François Hardy mais résolument dans l’air du temps, Alexia Gredy dévoile « Hors saison », un premier album hors du temps qu’elle présente comme un inventaire des sentiments. Juste avec un filet de voix et un ton juste, la jeune artiste transmet effectivement des émotions fortes. Un beau miracle qu’elle aura mis quatre ans à réaliser. 

Par Toutatis, l’exposition « Uderzo, Comme une potion magique » ouvre ses portes. Focus sur six œuvres.

Un an après la disparition du maître du 9ème art, le musée Maillol rend hommage à Albert Uderzo à travers l’exposition inédite Uderzo, Comme une potion magique. Astérix y tient évidement une place de choix, mais cette rétrospective retrace toute la carrière du dessinateur et auteur qui commença très tôt, bien avant la naissance du petit Gaulois, alors qu’il avait 13 ans à peine.

La Bourse de Commerce défie le temps, via « Une seconde d’éternité ». Une exposition complexe, engagée et poétique !

Prolongeant l’exposition « Felix Gonzalez-Torres – Roni Horn » à OPERA (QM.15) de Dominique Gonzalez-Foerster dévoilée en avril, « Une seconde d’éternité » dessine un parcours inspiré par la question et l’expérience du temps, à travers un ensemble d’œuvres de la Collection Pinault. Peuplé de fantômes et constitué de moments suspendus, le parcours évoque la quête d’un insaisissable infini. Passionnant !