Blanca Li, Abd Al Malik et David Grimal livrent, sur la scène de la Philharmonie de Paris, leur relecture du culte Sacre du printemps d’Igor Stravinski, qui a inspiré tant d’artistes, le temps de Notre sacre : une nouvelle création plurielle.

Convoquant danse contemporaine, hip hop, slam et orchestre philharmonique, Notre sacre se présente comme un hymne au renouveau et une ode au vivre ensemble nécessaire en ces temps troublés. La chorégraphe Blanca Li, le rappeur Abd al Malik et le violoniste David Grimal y célèbrent l’esprit initial du Sacre du printemps d’Igor Stravinski et Vaslav Nijinski imaginé en 1913 et qui a déjà inspiré Pina Bausch, Maurice Béjart, Angelin Preljocaj et tant d’autres. Dans cette chorégraphie énergique voire acrobatique, chacun d’entre eux plane. Aérienne et inventive, elle aurait mérité, pour marquer de son empreinte l’histoire, un peu plus d’espace que celui dédié : une bande de quelques mètres seulement entre l’orchestre et le public. Un peu dommage ! Malgré tout, les performeurs, grâce à leur bel élan de vitalité et quelques tableaux d’une grande virtuosité, finissent par nous happer ! Il était temps, car le long slam anecdotique d’Abd Al Malik et le solo de violon d’après une sonate de Béla Bartók avaient, en guise de première partie, presque eu raison de notre patience. Mais le sacre a bien eu lieu, grâce à la performance de haute volée de l’orchestre Les Dissonance dirigé par David Grimal et la magie audacieuse de Blanca Li !

Notre sacre à la Philharmonie de Paris les 12 et 13 avril 2024.
