INTERVIEW. Christophe Béranger et Jonathan Pranlas-Descours, fondateurs de la compagnie Sine Qua Non Art : « On travaille énormément sur les corps empêchés et les contraintes »

Formée en 2012 à La Rochelle par Christophe Béranger et Jonathan Pranlas-Descours, la compagnie Sine Qua Non Art propose une réflexion sur l’attachement et l’empêchement en mettant en lumière le corps dans son intégralité.

INTERVIEW. Ludovic Debeurme : « Si je n’avais pas ce plaisir, celui d’avoir le sentiment de pouvoir créer la vie, à quoi me servirait le dessin ? »

Auteur du bouleversant « Lucille » (2006) et de la trilogie fantastique « Epiphania » (2017-2019), Ludovic Debeurme se raconte dans « La cendre et l’écume », un récit intime, philosophique et poétique, d’une liberté graphique totale.

INTERVIEW. Oete : « L’idée, c’est vraiment de danser sur ses névroses. C’est la plus grande des victoires »

Tel un poète écorché, Oete s’impose sur la scène française avec un premier album magistral « Armes & Paillettes », porté par une voix désarmante. Savants mélanges de variété française et de new wave dansante, ses chansons intimes titillent nos névroses pour mieux nous aider à nous en libérer ! Thibaut Blond, de son vrai nom, les célèbre en variété alternative. Petites explications par l’artiste lui-même !

INTERVIEW. Louison : « Marilyn est un miroir déformant, car c’est à la fois amusant et effrayant ! »

Source inépuisable d’inspiration, Marilyn Monroe a suscité bien des fantasmes en tous genres et fait couler beaucoup d’encre. Pour écrire son histoire, le rouge sanguin s’impose mais pour la représenter Louison a préféré un bleu froid presque mortuaire. Et pour cause, l’auteure et dessinatrice de presse a choisi d’adapter en BD « Marilyn, dernières séances » du psychanalyste Michel Schneider. Le célèbre roman relate la relation complexe et improbable entre l’icône d’Hollywood et le fameux psychanalyste des stars, et surtout laisse entrevoir Norma Jeanne Baker quelques jours avant sa mort !
Fille de psychanalystes et elle-même patiente depuis l’enfance, Louison s’est lancée dans ce projet comme une évidence.

INTERVIEW. Foé : « Aujourd’hui, on peut se permettre de mixer du synthétique et de l’organique, du vrai et du faux »

Quatre ans après « Îl », Foé revient avec « Paradis d’or », un disque attrape-cœur porté par des envolées lyriques et une orchestration flamboyante. Nicolas Poyet, de son vrai nom, renoue avec un romantisme très 70’s et l’album-concept, qui lui a été inspiré par « An Awesome Wave » d’alt-J. Retro-contemporain, ce recueil de 16 titres intimistes, dans l’écriture, célèbre la chanson française et l’amour dans toute sa splendeur. Pour approcher de plus près ce « Paradis d’or », nous sommes partis à la rencontre de son créateur, Foé.

INTERVIEW. Jeanne Added : « c’est la première fois que j’ai la sensation d’avoir quelque chose à perdre »

Avec deux Victoires de la musique en poche ( Victoire de l’artiste féminine et Victoire de l’album rock en 2019 pour « Radiate »), Jeanne Added s’oriente, d’album en album, vers la lumière. La preuve avec « By your side » son troisième. Même si quelques alarmes retentissent encore, les tensions sonores se dissipent et font place à un groove revendiqué et une musique plus organique. L’artiste élargit même son spectre vocal et s’autorise des envolées lyriques éblouissantes, et ce ne sont pas les seules nouveautés.
Pour en savoir plus sur ce troisième album, non pas celui de la maturité mais celui de la lumière, nous sommes parties à sa rencontre !

Interview. Quentin Zuttion : « « Freed from Desire » signifie « Libéré du désir », je ne pouvais pas trouver meilleure chanson pour mes personnages »

Après « La Dame Blanche », un ouvrage poétique et bouleversant sur la fin de vie en Ehpad, Quentin Zuttion revient avec « Toutes les princesses meurent après minuit », un roman graphique lumineux sur les premiers émois et les désillusions. Le petit Lulu, héros qui tient autant de l’enfant qu’était son créateur que du personnage éponyme de « L’Effrontée », est tiraillé entre la masculinité de son ami Yoyo ou celle de son père et la féminité de ses poupées ou des princesses des contes, en lesquelles il s’identifie naturellement. Son choix est fait, il est l’heure des aveux ! En 24 heures, par une belle journée d’été ensoleillé, le jour de l’accident mortel de Lady Di et sur les rythmes de « Freed from desire », sa maison ordinaire de province et ses habitants vont être frappés par les douze coups de minuit. Un cap à franchir, rien de plus, c’est la vie ! Et de vie « Toutes les princesses meurent après minuit » n’en manque pas ! Quentin Zuttion la sublime sans pareil. Nous avons eu l’occasion de le rencontrer pour revenir sur ce magnifique album, un chef-d’œuvre de délicatesse.

Interview. Sohrâb Chitan, danseur et chorégraphe : « Dans tous les cas, pour passer d’une technique à l’autre, il faut travailler. Je ne pense pas qu’une seule puisse te permettre d’être à l’aise partout »

Formé à l’École de Danse Rudra-Béjart à Lausanne et après avoir intégré la  compagnie Alonzo King Lines Ballet à San Francisco, Sohrâb Chitan revient en France et crée sa propre compagnie en 2013, à Bordeaux. La troupe du jeune chorégraphe et danseur né en 1987 à Paris trouve au fil du temps son identité et attire vite les projecteurs en fusionnant énergie et sensualité. Son leader trouve l’inspiration dans la peinture ou la littérature comme « La Fin de journée », un poème issu des « Fleures du Mal » de Baudelaire. En 2021, suite à l’annulation d’une commande, une adaptation de « La Belle au Bois Dormant », il imagine pendant le troisième confinement et presque dans l’urgence « Deter », comme pour continuer à faire vivre le mouvement. 

Mélanie Isaac : « C’est un appel au courage. Cette chanson s’adresse à tous les gens qui n’ont pas été pris au sérieux où qui ne se sont pas eux-eux-mêmes pris assez au sérieux. »

Ardennaise basée à Bruxelles, Mélanie Isaac revient des profondeurs de l’âme pour s’installer à la « Surface », plus légère, et nous présenter son véritable premier album évoquant Françoise Hardy, Barbara, Clara Luciani ou Dominique A. Mais l’artiste belge a suffisamment de maturité et de personnalité pour s’en démarquer. Mélancoliques et teintées d’humour, ces 9 chansons nous embarquent aussi bien pour la Floride qu’au Paradis Nord. On la suit volontiers dans ce périple solaire !

Interview. Nina : « Je suis mal à l’aise en public. Je me justifie souvent. Ce qui me sauve, c’est que je m’autorise à faire des chansons. »

Affranchie d’un duo musical et amoureux, la prodigieuse Nina débarque sur la scène musicale pour nous adresser son « Adieu », qui n’est rien d’autre qu’une renaissance. Dans la lignée de Clara Luciani ou Fishbach, la jeune artiste de 24 ans marche seule vers le succès grâce à ce premier EP introspectif et crépusculaire, agrémenté de claviers froids un brin 80’s et de mélodies entêtantes. Romantiques, sombres et envoûtantes, ses chansons témoignent à la fois d’une hypersensibilité et d’une force émergente redoutable. Nous sommes allés à sa rencontre…