Jean Hélion, de l’abstraction à la figuration

Fait rare, l’œuvre de Jean Hélion est mise en lumière au Musée d’Art Moderne de Paris, à travers l’exposition Jean Hélion, la prose du monde. Mérité !

Vue de l’exposition Jean Hélion, la prose du monde au Musée d’Art Moderne de Paris © Benoit Gaboriaud

Le récit de son évasion They Shall Not Have Me, publié en 1943 et récemment traduit en français est devenu un best-seller. L’éloquence de Jean Hélion ne fait plus débat, mais au-delà des mots, son œuvre méritait d’être redécouverte. C’est ce que propose le Musée d’Art Moderne de Paris, dans l’exposition Jean Hélion, la prose du monde. L’accrochage débute par Défense d’, une toile « somme » de 1943 qui rassemble les grands thèmes de Jean Hélion : la rue et surtout l’abstraction en haut du tableau et la figuration en bas. L’artiste passe de l’un à l’autre en 1939.

Vue de l’exposition Jean Hélion, la prose du monde au Musée d’Art Moderne de Paris © Benoit Gaboriaud

D’abord influencé par Mondrian, il redéfinit totalement la figuration à partir de son retour à Paris en 1946, sous le prisme du nu, du paysage, de la nature morte, de l’allégorie, de la peinture d’histoire et de la vue d’atelier : les grands chapitres de cette vaste exposition très riche. Y sont réunies trois œuvres monumentales : Triptyque du dragon, Suite pour le 11 novembre et Jugement dernier des choses. La dernière salle, particulièrement poignante, revient sur sa cécité progressive, de 1981 à 1983, période durant laquelle l’artiste remet en question sa condition d’artiste non sans ironie. 

Vue de l’exposition Jean Hélion, la prose du monde au Musée d’Art Moderne de Paris © Benoit Gaboriaud

Exposition Jean Hélion, la prose du monde au Musée d’Art Moderne de Paris jusqu’au 18 août 2024.

Pour en savoir plus sur l’exposition découvrez notre balade photographique ci-dessous, bonne visite !