Toute la beauté et la grâce de la peinture de Berthe Morisot à découvrir au Musée Marmottan Monet.

C’est NON ! Claire Gooden, historienne de l’art, et Antoine Lefort, généalogiste, l’affirme clairement dans l’exposition Berthe Morisot et l’art du XVIIIe siècle, au Musée Marmottan Monet, la femme impressionniste n’est pas l’arrière-petite-nièce de Fragonard ! Spirituellement, c’est une autre question à laquelle l’accrochage répond oui ! Issue d’un milieu bourgeois, Berthe Morisot a baigné dans un certain art de vivre du XVIIIe siècle qui redevient à la mode et dont elle s’est totalement imprégnée pour peindre. Le parcours montre qu’elle a reproduit singulièrement l’éblouissement de Boucher, le blanc argentin de Fragonard ou la finesse du drapé de Watteau. Mais ce n’est pas tout. Elle va même jusqu’à copier à sa manière certains motifs comme un détail d’Apollon révélant sa divinité à la bergère Issé (1750) de Boucher. En 1885, lors de la grande exposition des pastellistes du XVIIIe à la galerie Georges Petit, Berthe Morisot tombe en admiration devant les pastels de Perronneau, dont elle reproduit la vitalité à l’huile. Pourtant partisane de l’impressionnisme et de ce fait d’une grande modernité, l’artiste, comme la plupart de ses contemporains, regardait la peinture du XVIIIe dont elle écrit visiblement le plus élégant des prolongements.

Exposition Berthe Morisot et l’art du XVIIIe siècle, au Musée Marmottan Monet, jusqu’au 3 mars 2024.
Pour en savoir plus sur l’exposition découvrez notre balade photographique ci-dessous, bonne visite !
















