De Phoenix à Benjamin Biolay, en passant par Mika et Tamino, la playlist de la semaine

Au programme : Phoenix, Mika, Benjamin Biolay, Belle and Sebastian, Tamino, Eugénie, My Baby, $afia Bahmed-Schwartz, Myd, Mr Little Jeans, Courtney Marie Andrews, Caroline Savoie, Clair et Saavan.

INTERVIEW. Fabien Toulmé : « Quand je raconte que je suis allé manger dans un maquis, c’est anecdotique, mais ça permet au lecteur de vraiment partager l’aventure. »

Après « Suzette ou le grand amour », Fabien Toulmé renoue avec la BD reportage dans « Les reflets du monde en lutte ». A la manière de « L’Odyssée d’Hakim », l’auteur-dessinateur est parti à la rencontre de trois femmes résistantes, à Beyrouth, au Brésil puis au Bénin. Il en a tiré trois portraits, trois histoires étonnantes à la fois singulières et universelles. Avec humour et humanisme, il y raconte la Thawra, révolution citoyenne et pacifique au Liban, la résistance d’une favela brésilienne contre un projet immobilier qui vise à expulser ses habitants et détruire son passé, et l’engagement à contre-courant de sa culture d’une militante féministe au Bénin qui se définit avant tout comme une « organisatrice communautaire ». Dans ces mouvements de résistance, les femmes occupent une place primordiale. Épaulé par le sociologue Olivier Fillieule, Fabien Toulmé décrypte, en 336 pages passionnantes et instructives, la résistance populaire. Nous l’avons rencontré à Paris, pour en parler.

INTERVIEW. Marie-Flore : « Je chante les désespoirs, les cœurs brisés et comment une histoire peut réussir ou foirer. »

Son second album s’annonçait ironiquement « Mal barré », mais c’est plutôt bien parti pour Marie-Flore. Après « Braquage » (2019), elle enfonce le clou avec « Je sais pas si ça va », un opus porté par des cordes flamboyantes, plus pop mais qui ne manque pas de mordant et de romantisme. L’Amour, l’artiste, telle une anti-héroïne de film noir, le décortique en douze chansons et en dévoile autant de facettes. Féroce ou drôle, Marie-Flore joue sur les deux tableaux mais toujours avec sincérité. Nous sommes allés à sa rencontre pour savoir si tout allait bien, nous voilà rassurés !

INTERVIEW. Pi Ja Ma : « Nos influences sont vraiment hyper variées et je crois que c’est ce qui fait l’originalité de nos projets. »

Se jouant des genres et des époques, Pi Ja Ma revient avec « Seule sous ma frange », un second disque imprégné de romantisme et partagé en deux faces : la A dédiée à l’optimisme et la B nettement plus mélancolique. Pauline de Tarragon, de son vrai nom, y explore ces deux facettes de sa personnalité en compagnie d’Axel Concato son fidèle producteur et co-compositeur depuis son EP Radio Girl (2016). Ensemble, ils s’aventurent sur les terres d’ABBA, de Daft Punk, des Rita Mistouko, de Jacques Demy et Michel Legrand, du doo-wop… Autant de références volontaires et assumées ou pas que nous avons abordées avec elle et sa chienne Sacha présente lors de notre entretien comme sur la pochette de l’album.