L’Atelier des lumières prolonge le fantasme des orientalistes 

Après L’Égypte des pharaons. De Khéops à Ramsès II, son programme long, l’Atelier des lumières nous immerge dans les fantasmes des peintres orientalistes, à travers un programme court intitulé Les Orientalistes. Ingres, Delacroix, Gérôme… Le charme opère !

Les Orientalistes. Ingres, Delacroix, Gérôme… © Culturespaces – C. de la Motte Rouge

Critiqué pour avoir donné une image fausse répondant aux fantasmes des colons en quête d’exotisme, les peintres orientalistes ont façonné, après un recul nécéssaire, une utopie fascinante, preuve en est avec Les Orientalistes. Ingres, Delacroix, Gérôme… Une nouvelle fois ici, cette exposition consacrée à la peinture est accès sur l’émotion que suscitent les œuvres dévoilées et animées comme de coutume. Parfums d’épices, instruments orientaux, jeux d’ombres et de lumière…Les carnets de voyage de Delacroix ouvrent la voie vers ce mirage. S’en suivent des toiles de Constant, Frère, Vernet, Gérôme, Guillaumet, Belly, Richter, Dinet, entre autres, qui plantent un décor singulier et construisent un récit romanesques constitué de cités orientales colorées, de souks fantastiques, d’oasis à la végétation luxuriantes, d’animaux sauvages menaçants… et de harems érotiques dont La Grande Odalisque (1814) d’Ingres est l’héroïne absolue. Tout cela est faux mais ici tellement palpable ! Exacerbant la part d’imaginaire de ces peintres, Les Orientalistes. Ingres, Delacroix, Gérôme… se révèle être un conte aseptisé mais merveilleux ! 

Les Orientalistes. Ingres, Delacroix, Gérôme… © Culturespaces – C. de la Motte Rouge

Exposition Les Orientalistes. Ingres, Delacroix, Gérôme… jusqu’au 5 janvier 2024.