Ferenczy : l’éclat retrouvé d’un maître hongrois

Avec audace, le Petit Palais met enfin en lumière, en France, la peinture colorée de Károly Ferenczy (1862-1917), à travers une vaste exposition qui dévoile toutes les facettes du peintre… sans omettre celle du nu masculin.

Vue de l’exposition Károly Ferenczy. Modernité hongroise au Petit Palais © Benoit Gaboriaud

À travers l’exposition Károly Ferenczy. Modernité hongroise, formidable clair-obscur en soi, le Petit Palais remet les pendules à l’heure et replace ce peintre, aussi célèbre en Hongrie qu’il est méconnu en France, sur le devant de la scène parisienne, où il ne fait pas pâle figure, bien au contraire. Ses toiles colorées, aux cadrages recherchés, impressionnent tout au long du parcours, autant par leur style que par leurs sujets. Départ prend aux tripes, par son interprétation poignante d’un homme partant avec ses bagages, laissant seule une femme plongée dans son désarroi. Plus loin, il reprend le thème de la baignade, mettant en scène des hommes nus dans des environnements bucoliques. Il n’hésite pas non plus à représenter ses lutteurs dans le plus simple appareil et dans des positions plus qu’équivoques.

Vue de l’exposition Károly Ferenczy. Modernité hongroise au Petit Palais © Benoit Gaboriaud

Avec près de 140 œuvres, le parcours met en évidence les multiples aspects de sa démarche — paysages, portraits, scènes familiales, sujets bibliques, nus ou caricatures — et révèle son rôle fondamental dans l’émergence d’une école artistique proprement moderne en Hongrie. Une heureuse révélation chez nous !

Vue de l’exposition Károly Ferenczy. Modernité hongroise au Petit Palais © Benoit Gaboriaud

Exposition Károly Ferenczy. Modernité hongroise au Petit Palais jusqu’au 6 septembre 2026.

Pour en savoir plus sur l’exposition, découvrez notre balade photographique ci-dessous, bonne visite !