Dans L’Homme qui vendit la tour Eiffel, Stéphane Marchetti (scénariste) et Joseph Falzon (dessinateur) reviennent sur cet événement dans un style cartoonesque et burlesque, à la hauteur de cette légende.
Inventeur d’une machine à fabriquer de faux billets, Victor Lustig (1890-1947) aurait vendu la tour Eiffel… à deux reprises. Véridique ? Ce qui est certain, c’est que l’escroc notoire cultivait sa propre légende. Stéphane Marchetti et Joseph Falzon l’entretiennent dans cet album plein d’énergie.

Au cœur des Années folles, alors recherché en Europe comme aux États-Unis, Victor Lustig débarque à Paris avec un objectif : se faire un maximum d’oseille. Pour ce faire, il mise sur une maxime simple : « plus c’est gros, plus ça passe » ! Il décide alors de vendre la tour Eiffel à un sacré pigeon. Aidé de son acolyte Dan Collins et de la meneuse de revue Miss Tam Tam, plutôt maligne, ce bel homme au charisme indéniable se lance avec assurance dans ce projet, non sans rencontrer quelques embûches.

Pour illustrer ce récit survitaminé, mêlant fiction et réalité, Joseph Falzon joue avec les codes du slapstick cher à Buster Keaton et Charlie Chaplin. En résulte un savoureux hommage aux grandes comédies américaines, allant de Billy Wilder à Jim Carrey.
L’Homme qui vendit la tour Eiffel – Scénario : Stéphane Marchetti – Dessin : Joseph Falzon – Pages : 88 – Prix : 19,95 € – Editeur : Dargaud.



