Charles Berling s’attaque à Lars Norén et met en scène Lost and Found au Théâtre de l’Atelier, révélant le jeune acteur Pierrick Grillet.

Disparu en 2021, le dramaturge suédois Lars Norén laisse derrière lui plus de cent pièces. Charles Berling y a pioché deux huis clos inédits pour les mettre en scène au Théâtre de l’Atelier : C’est si simple l’amour et Lost and Found. Elles font partie du cycle des quatorze Pièces de mort, écrites entre 1989 et 1995, et abordent, d’une certaine manière, le temps et la mort.

On y retrouve quelques-uns de ses thèmes de prédilection : le couple bourgeois et ses déchirements, la difficulté d’avoir — ou de vivre avec — un enfant, les ravages des névroses parentales. Cette dernière nous plonge au cœur d’un dimanche matin pluvieux chez le couple Erik (Charles Berling) et Marie (Bérengère Warluzel), et leurs deux enfants : Peter (Pierrick Grillet, la révélation), 16 ans, et Anna (Louise Arcangioli), 19 ans. Le premier est homosexuel et tient des propos d’extrême droite, la seconde se drogue. Le mari est volage… Bref, le cocon « parfait » que pensait avoir façonné Marie, au bord de la crise de nerfs, n’a rien d’idyllique, mais correspond davantage à une réalité, celle que n’a cessé de dépeindre Lars Norén. Oscillant entre dérision et gravité, Lost and Found s’étire en longueur mais contient quelques fulgurances.

Lost and Found au Théâtre de l’Atelier à Paris, jusqu’au 28 juin 2026.
