đź’› – Toute la vitalitĂ© de Henri Matisse, cĂ©lĂ©brĂ©e au Grand Palais

Le Grand Palais et le Centre Pompidou mettent en lumière les dernières années de création de l’artiste, de 1941 à 1954, à travers une célébration éclatante de la couleur et de la joie.

Henri Matisse Le Cauchemar de l’élĂ©phant blanc, fin octobre – dĂ©but novembre 1943 – Planche originale de l’album Jazz, Paris, TĂ©riade, 1947- Papiers gouachĂ©s, dĂ©coupĂ©s et collĂ©s sur papier marouflĂ© sur toile 43,9 Ă…~ 66,7 cm Paris, Centre Pompidou, MusĂ©e national d’art moderne Dation, 1985 Inv. AM 1985-315 (4). Photo © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. GrandPalaisRmn / image Centre Pompidou, MNAM-CC / Philippe Migeat, Christian Bahier

Henri Matisse, encore ? Eh oui ! Le Grand Palais et le Centre Pompidou lui consacrent une énième exposition, mais celle-ci vaut particulièrement le coup d’œil, tant elle procure une véritable sensation de bien-être. Le parcours, riche de plus de 300 œuvres, évolue entre légèreté et couleurs, dans une quête d’épure joyeuse et parfaitement expressive. Il se concentre exclusivement sur la période 1941-1954, à une époque où l’artiste, alors âgé de 80 ans, se réinvente. Avec le médium de la gouache découpée, il renouvelle entièrement son vocabulaire plastique et donne à son art une portée monumentale.

Vue de l’exposition Matisse 1941-1954, Grand Palais x Centre Pompidou. Photo© Luc Castel, 2026

Une section est d’ailleurs consacrĂ©e Ă  ses Ă©tudes de vitraux, une autre Ă  ses fameux IntĂ©rieurs de Vence, souvent composĂ©s de citrons, une autre encore Ă  l’album Jazz et Ă  sa maquette… avant d’atteindre un final Ă©blouissant autour de la sĂ©rie des Nus bleus, exceptionnellement rĂ©unis ici. L’exposition bĂ©nĂ©ficie de prĂŞts exceptionnels du Hammer Museum, du Museum of Modern Art, de la National Gallery of Art, de la Barnes Foundation ou encore de la Fondation Beyeler. Pour beaucoup, ces Ĺ“uvres n’avaient encore jamais fait le voyage jusqu’à Paris.

Henri Matisse La Tristesse du roi, 1952Papiers gouachés découpés marouflés sur toile, 292 x 386 cm, Centre Pompidou, Paris. Photo © Centre Pompidou, MNAM-CCI/Philippe Migeat/Dist. GrandPalaisRmn

Le Centre Pompidou rĂ©vèle Ă©galement, pour la première fois au public, le vitrail La Vigne, reçu en dation en 2024 de la part de la famille Monnier-Matisse. Il avait Ă©tĂ© conçu en 1953 pour orner l’escalier de la villa de son fils Pierre Matisse et de son Ă©pouse Patricia, Ă  Saint-Jean-Cap-Ferrat. Grâce au prĂŞt exceptionnel du MoMA, est aussi dĂ©voilĂ©e la splendeur du vitrail Nuit de NoĂ«l, commande de la revue Life en 1952.

Vue de l’exposition Matisse 1941-1954, Grand Palais x Centre Pompidou. Photo© Luc Castel, 2026

Non, cette exposition n’est pas celle de trop sur Matisse. Elle permet de se plonger dans les dernières Ĺ“uvres d’un artiste fascinant qui, Ă  la fin de sa vie, tĂ©moignait d’une vitalitĂ© hors norme, ici parfaitement communicative. « J’espère qu’aussi vieux que nous vivrons, nous mourrons jeunes » Henri Matisse, 1950.

Exposition Matisse 1941-1954, au Grand Palais (avec le Centre Pompidou), jusqu’au 26 juillet 2026.

Pour en savoir plus sur l’exposition, découvrez notre balade photographique ci-dessous, bonne visite !