Le Complexe : une dystopie vertigineuse sur la quête d’un physique parfait

Dans la lignée de The Substance (2024), le film de Coralie Fargeat avec Demi Moore, Le Complexe de Lucie Albrecht traite de cette insatiable soif de beauté éternelle jusqu’à la bascule, tout en explorant les dérives de la chirurgie esthétique : un récit de science-fiction plein de dérision et qui fait écho à l’actualité !

Le Complexe de Lucie Albrecht © Casterman 2026

Avec Le Complexe, Lucie Albrecht, à peine trentenaire, imagine une redoutable dystopie dans laquelle le corps devient une simple marchandise et une obsession de notre société. C’est déjà le cas. Certains individus vont jusqu’à demander à leur chirurgien esthétique de faire d’eux une version réelle de leur avatar, façonnée à l’aide de filtres en tout genre sur les réseaux sociaux. L’autrice s’en amuse dans son mystérieux établissement insulaire, mi clinique mi Club Med, qui promet aux clients d’effacer tous leurs complexes en seulement quelques jours. Certains, incapables de régler leur dette, s’y retrouvent employés à injecter du Botox à de nouveaux arrivants, après une trop brève formation. Bien que ce récit soit une pure fiction, il reflète une triste réalité dans laquelle le corps est devenu un business plus que douteux. Mieux encore, il pourrait se révéler visionnaire, grâce à sa fin vertigineuse.

Le Complexe – Scénario et dessin : Lucie Albrecht – Pages : 208 – Prix : 25 € – Editeur : Casterman.