Réduire les Nymphéas aux arts décoratifs serait-il un blasphème ? La réponse dans l’exposition Le décor impressionniste au musée de l’Orangerie.

En 1952, le peintre et décorateur de théâtre André Masson qualifie Les Nymphéas de Monet comme étant la « chapelle Sixtine de l’impressionnisme ». Cette phrase culte et loin d’être anodine participe à redonner une dimension décorative et pertinente à plusieurs œuvres issues du même courant artistique. Avec l’exposition « Le décor impressionniste – Aux sources des Nymphéas », le musée de l’Orangerie appuie ce propos qui apparaît au fil de la visite comme une évidence.

« Pêche à la ligne », Baigneurs » et « Périssoires », panneaux décoratifs de Gustave Caillebotte © Benoit Gaboriaud

Réduire les Nymphéas aux arts décoratifs serait-il un blasphème ? D’après le principal intéressé, non ! Dès 1915, Monet lui-même les appelle ses « grandes décorations ». Les impressionnistes n’ont jamais reçu de commandes officielles pour des édifices publics mais cela ne les a pas empêchés de s’épanouir dans ce domaine. Caillebot, Cézanne, Monet, Morisot, Pissarro ou encore Renoir, pour ne citer qu’eux, ont redéfinit chacun à leur manière le terme « décoratif », brouillant ainsi les frontières entre tableaux de chevalet et décoration. Ils y ont surtout apporté une certaine modernité et une joie de vivre. A vous d’en juger grâce à notre portfolio à découvrir ci-dessous.

Le décor impressionniste – Aux sources des Nymphéas au musée de l’Orangerie jusqu’au 11 juillet 2022.
Informations pratiques : http://www.musee-orangerie.fr

Le décor impressionniste – Aux sources des Nymphéas © Benoit Gaboriaud
« Jeanne », dit aussi « Le Printemps », 1881 d’Edouard Manet © Benoit Gaboriaud
Portes décorées par Gustave Caillebotte © Benoit Gaboriaud
« Le Bassin aux nymphéas », 1899 de Claude Monet © Benoit Gaboriaud
« Bergère couchée », 1891 de Berthe Morisot
Le décor impressionniste – Aux sources des Nymphéas © Benoit Gaboriaud