Entre jungles et portraits singuliers, l’exposition Henri Rousseau, l’ambition de la peinture, au musée de l’Orangerie, dévoile un grand nombre de toiles majeures du peintre autodidacte, pour beaucoup jamais montrées en France.

Après Philadelphie, l’exposition Henri Rousseau, l’ambition de la peinture arrive à Paris, au musée de l’Orangerie, avec son lot de chefs-d’œuvre issus notamment de musées américains tels que la Fondation Barnes à Philadelphie, partenaire de l’événement, le Philadelphia Museum of Art, le Metropolitan Museum of Art, l’Art Institute of Chicago, la Phillips Collection ou encore le Cleveland Museum of Art. À cette occasion, deux toiles parmi les plus emblématiques du travail du peintre reviennent à Paris : La Bohémienne endormie (1897) et Le Lion, ayant faim, se jette sur l’antilope (1898-1905).

Le parcours fait Ă©videmment la part belle aux forĂŞts et aux jungles fantasmĂ©es par l’artiste — lui qui n’y a jamais mis les pieds — mais met aussi en avant plusieurs paysages urbains, comme Vue du quai d’Asnières (1900-1902), ainsi que des portraits iconiques tels que La Noce (1905). Alors employĂ© municipal dans sa Mayenne natale, chargĂ© de prĂ©lever un impĂ´t sur les marchandises entrant dans Paris, Henri Rousseau, le plus cĂ©lèbre des douaniers, ne se met Ă la peinture qu’Ă l’âge de quarante ans. Il ne s’y consacre pleinement qu’à la retraite, en 1893. Cette exposition montre qu’il n’est jamais trop tard pour s’y mettre mais surtout que son Ĺ“uvre, parfaitement singulière, ne se rĂ©duit pas Ă la seule Ă©tiquette « Art naĂŻf ».
Exposition Henri Rousseau, l’ambition de la peinture, au musĂ©e de l’Orangerie, Ă Paris, jusqu’au 20 juillet 2026.
Pour en savoir plus sur l’exposition, découvrez notre balade photographique ci-dessous. Bonne visite !




