Après Le Cirque de Consolation (2021), Léonie Pernet dévoile ses Poèmes pulvérisés, engagés et oniriques.
Récemment, Léonie Pernet s’est rendue au Niger, à la rencontre de sa famille paternelle jusque-là inconnue pour elle. À son retour, la musicienne tombe sur un vers de René Char : « J’ai pris ma tête comme on saisit une motte de sel et je l’ai littéralement pulvérisée. » Ces mots la conduisent vers son recueil Poème pulvérisé. À sa manière, elle entre alors en résistance, puisant dans ces deux événements l’inspiration de son troisième album. Poèmes pulvérisés s’ouvre sur le celui qui inaugure le recueil de René Char, récité par la comédienne Louise Chevillotte, sur une orchestration évoquant l’univers de Philip Glass : « Les hommes d’aujourd’hui veulent que les poèmes soient à l’image de leur vie. »
Ceux de Léonie se situent au croisement de la Marne de son enfance et du désert nigérien, dans un lieu précieux : celui de la réconciliation. Y résonnent des sons et des rythmes venus des musiques classique, électronique, africaine, arabe ou expérimentale, mais aussi de manifestants, savamment arrangés et mixés en parfaite harmonie. Fait de ponts entre le Nord et le Sud, de Paris à Brazzaville, le disque résonne comme une prière spirituelle et réparatrice adressée à l’humanité !

Poèmes pulvérisés, le troisième album de Léonie Pernet
