Davantage porté sur les portraits de peintres, tel que Van Gogh, Gradimir Smudja dresse aujourd’hui celui d’un des plus grands athlètes de l’histoire des Jeux Olympiques dans Jesse Owens, des miles et des miles, une autobiographie inspirée et pleine de rebondissements.

Comment Jesse Owens, né en 1913 à Oakville en Alabama, a-t-il pu narguer Hitler en 1936 ? La réponse se trouve dans Jesse Owens, des miles et des miles, une autobiographie conçue sous le prisme du conte et évoquant les tableaux de l’illustrateur américain Norman Rockwell (1894-1978). Pour écrire son récit, l’auteur serbe s’est autorisé quelques fantaisies bienvenues, en y intégrant un personnage fictif : un ange gardien prenant la forme d’un chat noir, accessoirement pionnier du blues. Depuis la plus tendre enfance de notre héros, il l’observe détaler avec une vitesse impressionnante devant les dangers : le Ku Klux Klan, un crocodile du Mississippi, une tornade, des nuages de sauterelles, un grizzli… puis un policier.

Mais ce dernier, nommé Larry Snyder, est aussi entraîneur d’athlétisme. Il prend alors le jeune Jesse Owens sous son aile et le conduit aux JO de 1936, à Berlin, où l’athlète nargue Hitler, malgré lui. Le sportif racontera, entre autres, que son rival allemand Luz Long l’aurait aidé à emporter certaines médailles, ce qu’il démentira plus tard, mais Gradimir Smudja a souhaité conserver cette romance, cette magie indissociable du personnage ! En revanche, leur amitié était bien réelle et a permis de faire évoluer les mentalités à travers le monde.
Jesse Owens, des miles et des miles – Scénario et dessin : Gradimir Smudja – Pages : 128 – Prix : 24 €



