À l’heure où on s’apprête à célébrer le sport partout dans le monde, Maxime Schertenleib, auteur d’origine suisse, remet justement les pendules à l’heure dans Arrêt de jeu, journal d’un footballeur mal dans ses pompes. Un regard personnel, nuancé et subtil !

À l’âge des premières dictées, Maxime Schertenleib, né en 1997 en Suisse, se rêvait footballeur professionnel comme son père, mais il deviendra, pour notre plus grand plaisir, auteur de BD prometteur, grâce à son tout premier roman graphique intimiste : Arrêt de jeu, journal d’un footballeur mal dans ses pompes. Il y raconte ses désillusions face à un univers intolérant et violent, imprégné d’une masculinité exacerbée et désuète.

« Derrière l’esprit de camaraderie, on exclut les personnes qui ne rentrent pas dans le moule du groupe. Et malgré les beaux discours des premiers jours, quand vient le moment du match, on parle du foot comme d’une guerre… » se confie-t-il sans ménagement dans ce récit autobiographique plein de finesse et de tendresse. Mais, Maxime Schertenleib ne crache pas dans la soupe, bien au contraire : « Si tu oses parler de ces choses que tu ressens, d’autres hommes pourront te suivre », et ainsi les mentalités pourront évoluer. Dans des tons de vert, clin d’œil à la pelouse des terrains, Arrêt de jeu traite d’un problème plus large, du plaisir perdu dans notre société davantage séduite par les conflits !
Arrêt de jeu, journal d’un footballeur mal dans ses pompes – Scénario et dessin : Maxime Schertenleib – Prix : 20 € – Pages : 128 – Editeur : La Boîte à bulles



