Matthieu Bonhomme célèbre les 80 ans de Lucky Luke, avec une dose bienvenue de dérision

Après L’Homme qui tua Lucky Luke et Wanted Lucky Luke, Matthieu Bonhomme propose, avec La longue marche de Lucky Luke, une nouvelle interprétation du personnage créé par Morris, teintée d’ironie et faisant un savoureux écho à l’actualité : l’écologie et la folie trumpienne.

La longue marche de Lucky Luke © Lucky Comics

« Le Canada n’est rien. S’il le faut, un jour je l’achèterai ! Ou je l’annexerai », s’exclame le richissime M. Cramp, patron de la Cramp Company. Cela ne vous dit rien ? Ce personnage évoque clairement Donald Trump. Sans scrupule, il déforeste toute la région dans le seul but d’accroître son empire, mettant en danger la faune et la flore, ainsi que les Pieds-Bleus, une tribu amérindienne vivant sur ce territoire jusqu’alors préservé.

La longue marche de Lucky Luke © Lucky Comics

L’homme d’affaire peu scrupuleux missionne Lucky Luke pour partir à la recherche de son neveu, enlevé par cette tribu. Mais, une fois sur place, le cow-boy découvre une tout autre réalité : l’enfant, rebaptisé Nuage-Rouge, est en fait le véritable héritier de la Cramp Company. Notre héros décide alors de faire valoir ses droits au-delà du territoire de M. Cramp, au Canada, et de l’y escorter.

Particulièrement avisé, le gamin lui mène la vie dure, pointant du doigt certaines de ses caractéristiques qu’il juge nulles : son célibat, sa solitude… Cette longue marche se révèle particulièrement piquante et ne manque pas d’humour, notamment lorsque le chef du village propose à Lucky Luke de fumer pour sceller un pacte et que celui-ci, embarrassé, répond qu’il ne fume pas, entrainant ainsi une situation cocasse. Cette grande aventure épique se révèle être une belle manière de célébrer les 80 ans du cow-boy, toujours plus rapide que son ombre !

La longue marche de Lucky Luke – Scénario et dessin : Matthieu Bonhomme – Pages : 80 – Prix : 16,50 € – Editeur : Lucky Comics.