Après le passionnant « Comment je ne suis pas devenu moine », Jean-Sébastien Bérubé poursuit son introspection dans « Vers la tempête », un récit initiatique quasi universel !

Souvenez-vous, dans « Comment je ne suis pas devenu moine », Jean-Sébastien Bérubé nous racontait son expérience du Bouddhisme à Katmandou, le Disneyland du genre. Aujourd’hui, l’auteur poursuit sa quête de soi dans « Vers la tempête ». Il nous y raconte son passage de la jeunesse à l’âge adulte, sous fond de karaté.
A la veille de ses 30 ans, le jeune homme se cherche et tente de briser les mûrs dans lesquels sa famille, ultra patriarcale et hermétique à sa quête spirituelle, l’enferme. Il se tourne alors vers le karaté et décide de passer la ceinture noire. L’élève retrouve ainsi son maître d’enfance désormais condamné par un cancer et se promet de lui faire honneur. Une mission qu’a du mal à comprendre son grand-père, patron d’une entreprise dans laquelle travaille également son père. Pour y parvenir, il va devoir s’affranchir du cercle familial… C’est la fin de la jeunesse. Jean-Sébastien Bérubé apprend à recevoir les coups, ceux de ses adversaires mais aussi ceux de la vie : la perte d’un proche, les déceptions amoureuses.

Récit à la fois intime et universel dans lequel le lecteur se reconnaît forcement, « Vers la tempête » fait le parallèle entre le karaté et la vie avec intelligence et fougue. Même si, son objectif n’était peut-être pas de nous convaincre des bienfaits de ce sport de combat, l’auteur québécois y arrive parfaitement.
Vers la tempête de Jean-Sébastien Bérubé chez Futuropolis – 216 pages – 25 €
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