Quand Ludwig rencontre Beethoven

Avec fougue, Mikaël Ross retrace les jeunes années perturbées et exaltées d’un génie dans « Ludwig et Beethoven ».

Ludwig et Beethoven de Mikaël Ross chez Dargaud

Hiver 1778. Trois gamins jouent dans la neige. Parmi eux, le jeune Ludwig von Beethoven sur qui on urine après une bagarre. Et oui ! Le grand compositeur n’a pas eu une enfance facile. Son père, criblé de dettes et de surcroît alcoolique, voit en lui un pianiste doué et non le compositeur hors du commun qu’il sera. Une heureuse rencontre, celle de la famille von Breunong, chamboule la vie de l’enfant qui va enfin tomber entre de bonnes mains, celles de Joseph Haydn. « Ludwig et Beethoven » raconte la naissance d’un génie. Le ton est parfois cru et le dessin ultra-expressif, s’échappant parfois des cases lorsque le musicien entre en transe. On entend presque les notes ! Entre documentaire et fiction, ce récit fiévreux va de l’enfance tourmentée aux premiers émois amoureux jusqu’à la consécration du virtuose. Que ce soit à travers la musique, l’univers de l’enfance ou les maux de ventre de Luddi… les sensations sont palpables grâce aux trait fougueux de Mikaël Ross. Instructif et étonnant !

Ludwig et Beethoven de Mikaël Ross chez Dargaud – 196 pages – 19,99 €

A lire aussi :

INTERVIEW. Pierre de Maere : « A 18 ans, je suis tombé amoureux. Je me suis dit alors qu’écrire une chanson était plus séduisant. »

Il nous vient de Walhain, un petit village de Belgique, mais bouscule la scène française à coup de roulement de r. Un brin rétro mais stylé, Pierre de Maere s’imagine en star ! La tête aussi bien sur les épaules que dans les étoiles, le vingtenaire en la carrure. Percutant et teinté d’humour, son premier Ep « Un jour, je » pourrait bien lui permettre de réaliser son rêve. Inspiré par Maupassant et sa chatte Lolita, ses chansons ne manquent pas d’audace et de fantaisie. Nous sommes partis à sa rencontre !

INTERVIEW. Lonny : « La mélancolie m’a permis de créer de la beauté et de me soigner quand je n’allais pas bien. Je n’en ai pas peur. »

Elle a toujours su qu’elle choisirait la musique pour s’exprimer. Armée de sa guitare et de son premier album « Ex-Voto », Lonny se positionne sur la scène folk, foisonnante mais rarement passionnante, et s’en démarque par son sens incroyable de la mélodie et la délicatesse de son écriture un brin abstraite mais poétique. Dans le genre, nous n’avions rien écouté d’aussi beau depuis « A Song is way above the lawn » le dernier disque de Karen Peris, un des meilleurs de 2021. C’est vous dire combien nous avons été touché par les chansons feutrées et aériennes de Lonny, une artiste incroyable et nourrie aux paradoxes. Petit éclaircissement !

De Charlotte Fever à Basile Palace en passant par Cabadzi et Yasmin Pigeon, la playlist découverte du lundi

Au programme : Charlotte Fever, Basile Palace, Cabadzi, Yasmin Pigeon, Pandapendu, Nemahsis, Méduses, Charmless, Rallye, Chris Garneau, Serge de York et Vanessa Philippe.