Dandy iconique de la French Touch, Sébastien Tellier revient avec Kiss The Beast, un septième album rétrofuturiste, aérien et majeur, oscillant, en harmonie parfaite, entre titres dansants et balades intimistes.
Après six ans d’absence discographique — période néanmoins bien remplie entre bandes originales de films et de défilés Chanel, featurings, et une participation à la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques de Paris 2024 — le crooner barbu revient en très grande forme. Il signe ici l’un de ses meilleurs albums, porté par une mélancolie enivrante et un humour poétique assumé. « Je suis grand, je suis pur, je suis sincère / C’est bizarre mais ça ne plaît pas », chante-t-il, ainsi, dans Mouton, sur une orchestration chevaleresque.
Accompagné sur Thrill of the Night de Nile Rodgers à la guitare et de la chanteuse américaine Slayyyter, au timbre particulièrement suave, il réveille avec panache la French Touch des années 1990-2000. Sur des rythmes tout aussi dansants, Copycat revient sur l’usurpation d’identité dont il a été victime, expérience qui la profondément traumatisé, tandis qu’Un dimanche en famille sublime des instants simples avec ses enfants, à jouer à Cochon qui rit ou à se cacher dans la penderie. Autant de moments de bonheur qu’il n’aurait jamais imaginés, tout comme ce featuring avec Kid Cudi sur Amnesia. Fan de la première heure, il avait samplé Roche sur Chunky. Touché, le rappeur américain lui avait alors fait savoir son envie de collaborer. C’est chose faite sur cet opus de pop imparable !


Kiss The Beast, le septième album de Sébastien Tellier
