Gilad Seliktar revient avec subtilité sur le drame d’Arad

Après Ferme 54 et Tsav 8, Gilad Seliktar revient avec un court récit autobiographique, Premier baiser, dernier souffle, dans lequel il se remémore le mouvement de foule tragique lors du festival d’Arad en 1995. Un album doux et grave, au trait aussi léger que percutant !

Premier baiser, dernier souffle de Gilad Seliktar © Éditions çà et là

Le 18 juillet 1995, Gilad Seliktar, 18 ans, se rend au festival de musique d’Arad, qui a lieu chaque année dans cette ville de l’est d’Israël. Il y retrouve ses amis, et Nathalie ! En cette journée festive, leur premier regard semble plein de promesses. Mêlant stylo et encres avec subtilité, l’auteur révèle le portrait d’une jeunesse insouciante, et s’attarde sur l’atmosphère légère qui les enveloppe jusqu’à l’incident tragique !

Premier baiser, dernier souffle de Gilad Seliktar © Éditions çà et là

Au moment où il se rend au concert, un mouvement de foule l’emporte tel un tsunami. Le trait s’épaissit, le dessin vire à l’abstraction pour mieux rendre palpable la confusion qui l’envahit. Que se passe-t-il ? Gilad Seliktar plonge le lecteur dans l’incompréhension, celle qu’il a dû ressentir. À ce moment-là, trois jeunes de 15 à 17 ans trouvent la mort et une centaine d’autres sont blessés… Puis la légèreté, la vie réapparaît, comme par magie ! Premier baiser, dernier souffle trouble durablement !

Premier baiser, dernier souffle – Scénario et dessin : Gilad Seliktar – Pages : 184 – Prix : 22€ – Éditions çà et là.