Grâce à l’électro, Feu! Chatterton atteint les sommets du rock français

Après 10 ans de carrière, Feu! Chatterton nous ouvre les portes de son « Palais d’argile », un monument fait d’angoisses contemporaines et d’envolées lyriques poignantes, un chef-d’œuvre tout simplement !

« Monde Nouveau » extrait du troisième album de Feu! Chatterton « Palais d’argile »

Après « Monde nouveau », Arthur Teboul, le parolier poète de la bande, nous répète « Adieu monde adoré » dans « Cristaux liquide », le deuxième titre de « Palais d’argile ». Des mots qui sonnent comme un nouveau départ. Effectivement, le quintette a fait entrer l’électro d’Arnaud Rebotini (César de la meilleure musique originale pour « 120 battements par minute ») dans leur univers. Il ne s’agit pas d’un changement radical, mais d’une évolution remarquable qui permet au groupe français d’élargir son spectre musical et de l’enrichir sans le trahir. Dansant et résolument rock, « Palais d’argile » est du 100% Feu! Chatterton et aussi leur meilleur album. Un album tragique plein de vitalité voire d’humour qui nous dit en somme qu’il faut faire avec notre part d’ombre.

Magnifique parolier et conteur, Arthur Teboul nous bouleverse tout au long du disque et particulièrement avec « Ces bijoux de fer ». « Palais d’argile » permet à Feu! Chatterton de se hisser au somment de l’histoire du rock français !

« Palais d’Argile » le troisième album de Feu! Chatterton

A lire aussi :

De Stromae à Adele en passant par James Blake et Yoa, la playlist de la semaine

Au programme : Stromae, Adele, James Blake, Savanah, Yoa, Lùisa, LP, Crystal Murray, Moonchild Sanelly & Sad Night Dynamite et Emily Wells.

Flèche Love : « Si je n’avais pas été une musicienne, je pense que j’aurais été une scientifique. »

Comme Björk ou Grimes, Flèche Love perçoit la musique tel un terrain d’expérimentation et trouve l’inspiration dans les sciences. Avec le très attendu « Naga (Part 2) », l’artiste suisso-algérienne clôt de façon magistrale son diptyque sensationnel et nous plonge dans un univers foisonnant dans lequel le rap, les rythmes tribaux et les cœurs puissants se côtoient, tout comme les paillons à tête de mort et les satellites de Saturne. Nous l’avons rencontrée.

Le Musée d’Orsay met en lumière la face collectionneur du peintre Paul Signac

Peintre autodidacte et pionnier du pointillisme aux côtés de Georges Seurat, Paul Signac était aussi un grand collectionneur d’art. Le Musée d’Orsay dévoile une grande et belle partie de ses acquisitions le temps de l’exposition « Signac collectionneur ». Incontournable !