Après quelques collaborations remarquées avec Madonna, Rosalía et Angèle, (LA)HORDE dévoile sa nouvelle création, Après moi, le déluge, au Théâtre de la Ville de Paris (Chaillot hors les murs).

Très attendue, la nouvelle création de (LA)HORDE — Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel —, en collaboration avec le Ballet national de Marseille, débarque à Paris, au Théâtre de la Ville (Chaillot hors les murs). Moins accessible que Room With a View et Age of Content, cette dernière pièce laisse perplexe.
Pourtant, tout commence bien. Se joue devant nos yeux l’envers du décor. Les danseurs, dos à nous, saluent un public projeté au fond de la scène, puis remontent le temps, interprétant leur ballet en sens inverse, avant de plonger dans un trou béant qui se déploie sous leurs pieds. Puis, le sol s’élève, laissant entrevoir un bassin dans lequel apparaissent trois vieillards. Jusqu’alors, le spectacle est total.

Puis, ce qui se déroule dans ce souterrain — pas grand-chose — suscite l’incompréhension, d’autant que la séquence s’éternise. Il s’y rejouerait, d’après le speech, « les grandes structures du monde : le pouvoir, l’héritage, la domination, mais aussi la possibilité de transformation ». Autant de grands thèmes à côté desquels passe le collectif, pourtant généralement très inspiré.
Certes, Après moi, le déluge contient quelques moments de poésie singuliers et fascinants, ainsi qu’une énergie contagieuse une énergie dont le Ballet national de Marseille est coutumier. Mais le spectacle se révèle finalement un peu trop brouillon pour nous embarquer totalement !
Après moi, le déluge de (LA)HORDE en collaboration avec le Ballet national de Marseille, au Théâtre de la ville de Paris, jusqu’au 12 septembre 2026.
