La téléréalité est un vieux souvenir, les réseaux sociaux lui ont largement volé la vedette. Aujourd’hui, pour briller sans talent, l’unique solution : s’y faire remarquer… à tout prix. C’est ce que va réussir, non sans dommages collatéraux, Mélanie Claux, l’héroïne de « Les enfants sont rois », le nouveau roman captivant et glaçant de Delphine de Vigan.

Mélanie Claux n’a qu’un rêve, devenir une star pour qu’on s’intéresse à elle. A l’aube de la téléréalité, tout semble possible. Malheureusement, elle n’aura pas la même (mal)chance que Loana. Pas assez extravertie, elle se fait évincer rapidement d’un programme au rabais, mais la jeune femme humiliée savourera sa revanche sur les réseaux sociaux en créant dans un premier temps la chaîne YouTube « Happy Recré ». Elle y met en scène ses jeunes enfants… jusqu’au jour où sa fille est enlevée. Par qui ? Un rival jaloux ? Un youtubeur investi dans la lutte contre l’exploitation des enfants ? Un simple ravisseur ? Clara Roussel va se charger en partie de l’enquête et croiser la route de Mélanie Claux.
Dans son nouveau roman, Delphine de Vigan dresse le portrait de deux femmes que tout oppose mais aussi celui d’une partie de la société qui semble sombrer dans un monde ultra connecté mais totalement déconnecté de la réalité. « Les enfants sont rois » ne manque pas d’ironie. Construit comme un polar captivant, le roman tire la sonnette d’alarme en nous emmenant jusqu’en 2030.
Les enfants sont rois de Delphine de Vigan chez Gallimard – 348 pages – 20 €


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