Le bel aller-retour culturel d’Emmanuel Lemaire

Après « Rotterdam », Emmanuel Lemaire nous emmène en Indonésie, ou presque, à travers le portrait attachant de son étonnante voisine qu’il dresse dans « Ma voisine est indonésienne ».

Ma voisine est indonésienne d’Emmanuel Lemaire ©Delcourt/shampooing

Qui est madame Hibou ? Un drôle d’oiseau, c’est certain, mais surtout la voisine d’Emmanuel Lemaire. La semaine, elle est traductrice freelance à Rouen. Le week-end, elle sillonne la France à la découverte de ses villes et villages. Une simple touriste ? Pas vraiment, elle va essentiellement vérifier ce qu’elle a lu dans les livres. Un des ses auteurs préférés a notamment écrit que Niort « était une des villes les plus laides de France », il ne lui en faut pas plus pour prendre le train et partir à la rencontre de cette fameuse cité affreuse. Forcément, ce comportement atypique intrigue Emmanuel Lemaire qui décide d’en savoir plus. Au fil des rencontres, il découvre son histoire, celle d’une femme originaire de l’autre bout du monde avec ses différences. Au-delà des clichés et des préjugés, l’auteur nous livre un portrait touchant, sans mièvrerie et teinté humour. Un récit plein de délicatesse et d’inintelligence !

Ma voisine est indonésienne d’Emmanuel Lemaire – Editions Delcourt/shampooing – 128 pages – 14,95 euros

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