Le bel aller-retour culturel d’Emmanuel Lemaire

Après « Rotterdam », Emmanuel Lemaire nous emmène en Indonésie, ou presque, à travers le portrait attachant de son étonnante voisine qu’il dresse dans « Ma voisine est indonésienne ».

Ma voisine est indonésienne d’Emmanuel Lemaire ©Delcourt/shampooing

Qui est madame Hibou ? Un drôle d’oiseau, c’est certain, mais surtout la voisine d’Emmanuel Lemaire. La semaine, elle est traductrice freelance à Rouen. Le week-end, elle sillonne la France à la découverte de ses villes et villages. Une simple touriste ? Pas vraiment, elle va essentiellement vérifier ce qu’elle a lu dans les livres. Un des ses auteurs préférés a notamment écrit que Niort « était une des villes les plus laides de France », il ne lui en faut pas plus pour prendre le train et partir à la rencontre de cette fameuse cité affreuse. Forcément, ce comportement atypique intrigue Emmanuel Lemaire qui décide d’en savoir plus. Au fil des rencontres, il découvre son histoire, celle d’une femme originaire de l’autre bout du monde avec ses différences. Au-delà des clichés et des préjugés, l’auteur nous livre un portrait touchant, sans mièvrerie et teinté humour. Un récit plein de délicatesse et d’inintelligence !

Ma voisine est indonésienne d’Emmanuel Lemaire – Editions Delcourt/shampooing – 128 pages – 14,95 euros

A lire aussi :

De Christine and the Queens à Jeanne Added en passant par Working Men’s Club et Tamino, la playlist de la semaine

Au programme : Working Men’s Club, Christine and the Queens, Jeanne Added, Tamino, Aime Simone, Aurus, Lucky Love, Chien Noir, Le Paon, Ashe, Polycool et Melrose.

La Bourse de Commerce défie le temps, via « Une seconde d’éternité ». Une exposition complexe, engagée et poétique !

Prolongeant l’exposition « Felix Gonzalez-Torres – Roni Horn » à OPERA (QM.15) de Dominique Gonzalez-Foerster dévoilée en avril, « Une seconde d’éternité » dessine un parcours inspiré par la question et l’expérience du temps, à travers un ensemble d’œuvres de la Collection Pinault. Peuplé de fantômes et constitué de moments suspendus, le parcours évoque la quête d’un insaisissable infini. Passionnant !

Breakwater, une chronique douce-amère d’une grande mélancolie !

Elu parmi les 20 meilleurs romans graphiques de 2020 par le New York Times, « Breakwater » révèle une grande auteure londonienne !