Inspiré du Journal de Georges Horan-Koiransky 1942-1943, Hervé Duphot revient, dans sa BD Le Dessinateur de Drancy, sur l’expérience singulière de cet artiste dans ce camp : un témoignage poignant.

Juillet 1942. Arrêté parce que est juif, Georges Koiransky est interné à Drancy, un camp de transit administré par Vichy. Doté d’un talent de dessinateur, il se sent le devoir de témoigner de cet « enfer », selon ses propres mots, à travers des croquis durs et sans concession, réalisés sur le vif, dans l’urgence et l’illégalité.

Dans un style graphique en noir et blanc, sobre mais évocateur, Hervé Duphot prolonge sa démarche et raconte de manière limpide comment, avec trois fois rien et un peu de contrebande, Georges Koiransky a pu, au péril de sa vie, immortaliser l’horreur : les masses de corps déshumanisés sous les douches, l’arrivée tragique des enfants, déjà orphelins et livrés à eux-mêmes, ou encore les charognards malgré eux. Mais aussi : l’espoir et les encouragements. Un récit nécessaire et sans misérabilisme, porté par un regard précis et profondément humain.
Le dessinateur de Drancy – Scénario et dessin : Hervé Duphot – Pages : 144 – Prix : 19,50 € – Editeur : Delcourt



