Dans Mary Ann Bevan, la femme la plus laide du monde, Anne Geslin (scénario) et Jean-Côme (dessin) remettent en lumière le destin de Mary Ann Bevan (1874-1933), devenue une figure emblématique des freak shows de Londres et de New York.

Qui était vraiment Mary Ann Bevan ? Une victime ou une femme libre ? Une mère égoïste ou un modèle d’abnégation ? Inspiré de son histoire, le portrait touchant de cette femme souffrant d’acromégalie, signé Anne Geslin (scénario) et Jean-Côme (dessin), ne cesse d’interroger.

Angleterre, à la fin de la Première Guerre mondiale. Mère de famille nombreuse et infirmière de profession, Mary Ann Bevan développe une maladie qui déforme progressivement son corps, jusqu’à l’empêcher d’exercer toute activité professionnelle. À la mort de son mari, elle se retrouve seule avec ses quatre enfants, sans le sou. Alors, lorsqu’elle tombe sur l’annonce d’un concours visant à récompenser la femme la plus laide possible, organisé par l’antenne anglaise du cirque américain Barnum & Bailey, elle décide d’y participer.
En le remportant, elle franchit un point de non-retour et ouvre la porte des freak shows, qui en la en la franchissant, la conduiront de Londres, où elle est exhibée comme une bête de foire, à New York, où elle gagne le surnom de « femme la plus laide du monde ». Devenue riche, elle ira même jusqu’à poursuivre en justice quiconque prétendra lui ravir ce titre.
À travers le destin de cette femme sombrant inexorablement dans la solitude, les auteurs nous plongent dans la réalité des foires aux monstres, de leur apogée au début du XXe siècle à leur déclin dans les années 1930, évoquant tour à tour les chefs-d’œuvre Freaks, de Tod Browning, et Elephant Man, de David Lynch.
Mary Ann Bevan, la femme la plus laide du monde – Scénario : Anne Geslin – Dessin : Jean-Côme. Pages : 128 – Prix : 22€ – Editeur : Pictavita.



