La Ville dont il ne reste rien : un thriller historique et vertigineux

Dans La Ville dont il ne reste rien, Valentina Grande (scénario) et Sergio Varbella (dessin) questionnent la mémoire à la manière d’un thriller psychologique captivant.

La Ville dont il ne reste rien, Valentina Grande (scénario) et Sergio Varbella (dessin) © Pictavita

1950, Vienne. Fritz occupe ses jours et ses nuits à reconstituer en maquette Vlastrod, son village natal rasé pendant la guerre et situé près de la frontière polonaise. Il pense en être le seul survivant, jusqu’au jour où le hasard le met en présence d’une autre survivante, Nora Novak. Il la croit alors responsable du carnage en les ayant trahis. Le village a en effet été détruit et ses habitants exécutés à la suite de révélations : les auteurs de l’attentat contre le général Iska s’y cachaient… Mais le jeune homme va découvrir une tout autre réalité, vertigineuse.

Inspiré du massacre du village de Lidice durant la Seconde Guerre Mondiale (aujourd’hui en Tchéquie), La Ville dont il ne reste rien fait aussi écho à celui d’Oradour-sur-Glane, et se déploie comme un thriller psychologique teinté d’onirisme, voire de surréalisme. Architectural, le graphisme de Sergio Varbella, évoquant celui de Chris Ware, renforce cette impression et apporte à ce récit une part de mélancolie et de mystère envoûtants !

La Ville dont il ne reste rien – Scénario : Valentina Grande – Dessin : Sergio Varbella – Pages : 168 – Prix : 25,00 € – Editeur : Pictavita.