Il pleut sur Nantes… des chefs-d’œuvre !

« Il pleure dans mon cœur comme il pleut sur la ville », lançait Nadja Tiller à Jean Gabin dans Le Désordre et la Nuit (1958) de Gilles Grangier, reprenant le célèbre vers de Verlaine. Pourtant, le Musée d’Arts de Nantes choisit aujourd’hui de célébrer ce phénomène météorologique à travers un parcours pluridisciplinaire aussi riche qu’inattendu !

James Tissot (1836-1902). On the Thames (How Happy I Could Be With Either), 1876. Huile sur toile, 74,8 x 118 cm. Inv. 2873. Wakefiels Council Permanent Art Collection (The Hepworth Wakefield).

Déployée en trois volets dans le patio, l’exposition Sous la pluie. Peindre, vivre et rêver retrace la manière dont les artistes ont représenté l’averse, du XVIIIᵉ siècle à nos jours. Au centre, se trouvent les toiles majeures : On the Thames (How Happy I Could Be With Either) (1876) de James Tissot, Rue de Paris. Temps de pluie (1877) de Gustave Caillebotte, ou encore Nantes, Pont de Pirmil (1830) de Joseph Mallord William Turner. Camille Pissarro, Gustave Courbet, Paul Sérusier, Édouard Manet… complètent avec éclat cet ensemble remarquable.

Gustave Caillebotte (1848-1894). Rue de Paris. Temps de pluie, 1877. Huile sur toile, 54 × 65 cm. Inv. 5062. Paris, Musée Marmottant Monet, legs de Michel Monet, 1966, photo : © musée Marmottan Monet / Studio Christian Baraja SLB

Autour de ces pièces emblématiques, estampes de Rokkaen Yoshiyuki, photographies de Brassaï, caricatures d’Honoré Daumier, extraits de cinéma et une installation immersive viennent enrichir le propos, permettant même de vivre l’expérience de la pluie… tout en restant au sec. Les commissaires n’ont pas hésité, eux, à se mouiller en dévoilant des œuvres rarement montrées, telles que La Proposition (1885) de Jean Béraud, dans laquelle un homme tente de convaincre une femme manifestement peu réceptive. La visite se poursuit dans la Chapelle de l’Oratoire, où une création sonore inédite de Zimoun restitue avec délicatesse le tumulte d’une chute de grêle. Poétique, lumineuse, sensorielle et inventive, cette exposition aborde la pluie avec un enthousiasme communicatif, au point de nous donner envie de chanter sous la pluie.

Gustave Courbet (1819 -1877). Marine (La Trombe), 1866. Huile sur toile marouflée sur carton, 43,2 × 65,7 cm. Inv. Cat. 948. John G. Johnson Collection, 1917 Philadelphia, Museum of Art

Exposition Sous la pluie. Peindre, vivre et rêver, au Musée d’Arts de Nantes, jusqu’au 1ᵉʳ mars 2026.

Pour en savoir plus sur l’exposition, découvrez notre balade photographique ci-dessous, bonne visite !