24 ans ! C’est le très long temps qu’il aura fallu à Pulp pour donner une suite à We Love Life (2001), mais More, album inespéré, vient merveilleusement combler ce vide.
Les premières notes disco-rock de Spike Island, le titre d’ouverture, donnent le ton de ce qui va suivre : un retour aux sources, à leur savoureuse pop des 90’s. More marque donc un come-back aux tubes iconiques de Different Class (1995), leur chef-d’œuvre, qui fête ses 30 ans cette année, et probablement le meilleur album de britpop de l’époque. Le dandy Jarvis Cocker, aujourd’hui sexagénaire, fait preuve ici de la même fougue nonchalante.
On retrouve notamment dans Grown Ups, Got To Have Love et Hymn Of The North, les trois sommets du disque, son talent de conteur et ses mimiques expressives, pleines de vie. « La vie est trop courte pour boire du mauvais vin », chante-t-il dans Grown Ups. More ne pouvait alors être qu’un grand cru ! Plus intimistes, les textes résonnent aussi avec notre époque conflictuelle. Contrairement à Garbage ou Morcheeba, qui viennent eux aussi de sortir un nouvel opus, la bande de Sheffield n’a rien perdu de son aura ni de son génie. Avec More, Pulp rallume la flamme. Enfin !


More, le huitième album de Pulp
