C’est l’Amour à la MEP, passionné, tragique ou romantique !

Ce printemps, la MEP célèbre l’amour sous toutes ses formes à travers l’exposition « Love Songs – Photographies de l’intime ».

René Groebli,
Série « L’Œil de l’amour », 1952 Collection MEP, Paris
© René Groebli, courtoisie de l’artiste et de la galerie Esther Woerdehoff, Paris

Réaliste et loin d’être un conte de fées, l’exposition collective « Love Songs – Photographies de l’intime » plonge le visiteur dans le grand Amour, passionné, puissant, tragique, violent… Cet accrochage, balayant le 20ème et 21ème siècle, comprend 14 séries. Y sont mis en lumière des chefs-d’œuvres de la collection de la MEP et des prêts d’artistes contemporains. 

Vue de l’exposition Love Songs à la MEP ©Benoit Gaboriaud

S’inspirant de la « Ballade » de Nan Goldin (« The Ballad of Sexual Dependency », 1973-1986), « Love Songs » est conçue comme une compilation musicale que l’on offrirait à un amant. La première partie de l’exposition – la face A – est composée de séries des années 1950 à 2000. La deuxième partie – la face B – présente des images des années 2000 à aujourd’hui. Cette balade photographique dévoile l’intimité de Nan Goldin évidement mais aussi de Nobuyoshi Araki, René Groebli, Emmet Gowin, Larry Clark, Sally Mann, Leigh Ledare, Hervé Guibert, Alix Cléo Roubaud, JH Engström & Margot Wallard, RongRong & inri, Lin Zhipeng (aka n°223), Hideka Tonomura et Collier Schorr. 

Vue de l’exposition Love Songs à la MEP ©Benoit Gaboriaud

De la naissance à la mort, l’amour y est magnifié dans tous ses états et sans pudeur. Les séries poignantes « Sentimental Journey » (1971) et « Winter Journey » (1989-1990) retracent, telle une fiction, les derniers jours et la disparition de la femme d’Araki. Dans les derniers clichés poignants, la présence du chat de l’artiste souligne l’absence en passant devant le mémorial de l’être aimé ou en se couchant sur ce qui semblerait être son lit. « L’amour à mort » (film d’Alain Resnais de 1984) aurait bien pu être le titre de cette exposition. De 1976 à 1991, année de son décès à 36 ans, Hervé Guibert immortalise son amant Thierry lui aussi emporté par le Sida. Le jeune homme est le personnage principal de son journal « Le Mausolée des amants », paru en 2001, mais aussi le modèle principal de l’œuvre photographique de l’artiste pluridisciplinaire. 

Vue de l’exposition Love Songs à la MEP ©Benoit Gaboriaud

L’amour pour le meilleur et surtout pour le pire. Dans la série crue et tendre à la fois « The Balladof Sexual Dependency » publiée en 1986, Nan Goldin partage son quotidien et celui d’un groupe d’amis, fait de fêtes, de sexe, d’angoisses, de drogues ou de violence.

Vue de l’exposition Love Songs à la MEP ©Benoit Gaboriaud

« Love Songs – Photographies de l’intime » n’a donc rien d’une comédie romantique hollywoodienne mais se rapproche certainement plus du grand Amour.

Exposition Love Songs – Photographies de l’intime à la MEP jusqu’au 21 août 2022
Informations pratiques : www.mep-fr.org

Ci-dessous, un tour d’horizon de l’exposition « Love Songs – Photographies de l’intime » en photographies.