Pourquoi faut-il voir Georges de La Tour au musée Jacquemart-André ?

Le Musée Jacquemart-André met Georges de La Tour (1593-1652) en lumière à travers une trentaine de chefs-d’œuvre rarement exposés, qui témoignent d’un style singulier et d’une modernité surprenante : un véritable événement !


Georges de La Tour (1593-1652) – Le Nouveau-Né. Vers 1645. Huile sur toile 76,7 x 95,5 cm © Rennes, Musée des beaux-arts 

L’exposition à succès Georges de La Tour. Entre ombre et lumière constitue la première rétrospective en France consacrée au célèbre peintre français du XVIIᵉ siècle depuis 1997. Le parcours dévoile essentiellement ses scènes intimistes, poétiques et poignantes, immortalisées dans des clairs-obscurs d’une grande intensité : le cœur de sa production restreinte et peu montrée. Particulièrement influencé par Le Caravage (1571-1610), bien qu’il n’ait jamais été prouvé qu’il ait entrepris un voyage en Italie, Georges de La Tour se distingue par un style singulier d’une grande modernité, presque graphique, comme en témoigne Le Nouveau-Né (vers 1645) avec ses lignes simples et ses visages lisses, mais aussi par son traitement de la lumière. L’artiste la sublime dans des scènes nocturnes éclairées à la chandelle, parmi lesquelles La Femme à la puceJob raillé par sa femmeLes Joueurs de dés ou encore La Madeleine pénitente. Ici, la flamme vacillante de la bougie devient le sujet central. Qu’il s’agisse de scènes de jeux ou de toiles religieuses, toutes ses œuvres se distinguent par le même clair-obscur unique et fascinant : sa signature. À travers lui, la trivialité du monde se révèle d’une beauté spirituelle désarmante !


Georges de La Tour (1593-1652) – La Madeleine pénitente. Vers 1635-1640. Huile sur toile 113 x 92,7 cm © Washington, National Gallery of Art 

Exposition Georges de La Tour. Entre ombre et lumière, au Musée Jacquemart-André à Paris, jusqu’au 25 janvier 2025.

Pour en savoir plus sur l’exposition, découvrez notre balade photographique ci-dessous, bonne visite !