Un chat monumental, un troupeau de moutons, un éléphant, des chevaux… et une femme dans un réfrigérateur. Non ! Vous n’êtes ni au zoo, ni dans la Grande Galerie de l’Évolution, ni au cirque, mais bien dans la nouvelle exposition fantasmagorique du Centre Pompidou-Metz : Dimanche sans fin.

Pour célébrer ses 15 ans, le Centre Pompidou-Metz met en dialogue l’œuvre de Maurizio Cattelan avec des chefs-d’œuvre de la collection du Centre Pompidou, le temps d’un Dimanche sans fin : une exposition vertigineuse et fascinante qui réunit autour de l’artiste italien de 64 ans des œuvres emblématiques de Chantal Akerman, Diane Arbus, Francis Bacon, Miriam Cahn, Marcel Duchamp, Alberto Giacometti, Fernand Leger…
Un abécédaire à la Gilles Deleuze

Le parcours est divisé en 27 chapitres, à la manière de l’abécédaire de Gilles Deleuze, chacun portant le titre d’un vers, d’un poème, d’un roman ou d’une chanson. Par exemple : B pour « Bats-toi » ou Q pour « Quand nous cesserons de comprendre le monde ». À partir de ces titres, des détenues de la prison pour femmes de la Giudecca, à Venise, ont écrit des textes affichés ici, soulignant ainsi que la transmission artistique ne connaît pas de frontières.
Maurizio Cattelan, chef d’orchestre d’un vertige collectif
Ludique, drôle, poétique, politique, engagée… l’exposition nous plonge dans des récits éclectiques, entre surréalisme et réalisme. La scénographie, imaginée par Berger&Berger, repose sur des associations visuelles et conceptuelles, parfois dissonantes, et prend la forme d’un labyrinthe kaléidoscopique dans lequel on se perd volontiers et qui évoque celui des Aventures d’Alice au pays des merveilles, de Lewis Carroll.

On y croise un Felix (2001) squelettique, monumental et menaçant, des chiens bienveillants aux côtés d’un poussin, des chevaux au galop encastrés dans un mur, un Pinocchio en apesanteur, un clochard endormi dans un coin, un baby-foot géant et fonctionnel, des minis ascenseurs et, bien entendu, telle une farce, une banane scotchée au mur : Comedian (2019), œuvre devenue iconique. Derrière ces mises en scène pleines de fantaisie, parfois cauchemardesques, se dessine une critique acérée du monde de l’art et d’une société occidentale au bord de la folie !
Dimanche sans fin au Centre Pompidou-Metz jusqu’au 2 février 2027.
Pour en savoir plus sur l’exposition, découvrez notre balade photographique ci-dessous, bonne visite !






























