Wolfgang Tillmans : l’hommage à la contre-culture du début des années 1990

Avant sa fermeture pour travaux en septembre 2025 et sa réouverture prévue en 2030, le Centre Pompidou frappe fort en dévoilant, dans la Bibliothèque publique d’information (Bpi), l’œuvre photographique et parfois sulfureuse de Wolfgang Tillmans, le temps de l’exposition aussi poétique que réaliste Wolfgang Tillmans. Rien ne nous y préparait — Tout nous y préparait.

Vue de Wolfgang Tillmans. Rien ne nous y préparait — Tout nous y préparait © Benoit Gaboriaud

Ici, Jodie Foster en train de manger du melon debout dans une cuisine, tout naturellement ; là, un très gros plan sur les fesses d’un homme nu et allongé. La rétrospective Wolfgang Tillmans. Rien ne nous y préparait — Tout nous y préparait fait le grand écart et explore 40 ans de pratiques artistiques à travers divers genres photographiques, mais pas seulement ! Des tout petits et des grands clichés, isolés ou formant une mosaïque, dialoguent avec des œuvres vidéo, de la musique, des sons et des textes, dans une scénographie poétique, qui sonne comme un hommage à l’esprit de la contre-culture du début des années 1990. Né en 1968 à Remscheid, en Allemagne, l’artiste a aussi créé des œuvres spécifiquement pour le lieu, qu’il a investi intégralement, jusque dans ses moindres recoins, afin de proposer des voies alternatives du vivre-ensemble. Rassemblants photographies iconiques, comme celle de Frank Ocean, qui questionne à merveille la masculinité, et des images plus abstraites, ce parcours forme une œuvre à part entière : un souffle de tolérance rafraîchissant !

Vue de Wolfgang Tillmans. Rien ne nous y préparait — Tout nous y préparait © Benoit Gaboriaud

Wolfgang Tillmans. Rien ne nous y préparait — Tout nous y préparait au Centre Pompidou jusqu’au 22 septembre 2025.

Pour en savoir plus sur l’exposition, découvrez notre balade photographique ci-dessous, bonne visite !