Vampire Weekend, retour aux sources !

Oubliez Arctic Monkeys, Franz Ferdinand ou The Strokes, Vampire Weekend revient après cinq ans d’absence et témoigne d’une santé créative hors pair !

Vampire Weekend – Ice Cream Piano

En sortant Only God was above us (Seul Dieu était au-dessus de nous, en français), Vampire Weekend ne ment pas et se place en véritable leader du retour de la scène indé des 2000’s, qui s’essoufflait. Après cinq ans d’absence, le trio new-yorkais, qui n’a jamais déçu, renoue avec l’excellence de leur début, même s’il s’est assagi. Porté par un optimisme rafraîchissant, ce cinquième album suscite l’enthousiasme. Ezra Koenig s’y dévoile spirituel. Pour ces anciens diplômés de l’université Columbia, l’heure n’est plus à l’urgence mais au recul, à la maturité oserons-nous dire. Oui, cet album est de cela, et d’une grande classe. Conscient de leur statut privilégié, ils mettent en doute le pouvoir héréditaire dans Classical et Ice Cream Piano, un tube orchestral euphorisant, mais savent aussi se faire romantique le temps d’une ballade mélancolique et mélodique : Capricorn. A l’heure où tout s’accélère, Vampire Weekend délaisse les chemins de traverse et s’autorise un final de huit minutes agrémenté de sublimes claviers et guitares électriques. 16 ans après la sortie de leur premier album éponyme, Vampire Weekend fait résonner sa signature vocale à l’identique, un brin de modernité en plus. Le charme opère toujours !

Vampire Weekend © Michael Schmelling

Only God was above us, le cinquième album de Vampire Weekend