Le musicien italien Andrea Laszlo De Simone revient avec Una lunghissima ombra, un quatrième album oscillant entre gravité et légèreté, pop orchestrale et ambiances cosmiques : tout un art que maîtrise le Turinois de 39 ans.
Avec Una lunghissima ombra, Andrea Laszlo De Simone renoue avec la délicatesse introspective d’Immensità (2020) et poursuit sa quête d’un lyrisme et d’un romantisme à contre-courant des tendances. Façonné de cordes soyeuses, de chœurs suspendus et d’arrangements organiques flamboyants, l’artiste italien signe un opus savoureusement désuet, imprégné de la pop transalpine des années 1970. Tout commence par une fanfare introductive avant de se déployer dans une lumière diffuse, évoquant la beauté d’un lever de soleil. Mélancolique mais traversé d’éclaircies sublimes, l’ensemble s’écoute comme un continuum. Les titres s’enchaînent sans rupture, dessinant des images cinématographiques pleines de vie et d’émotion, évoquant les films de la Nouvelle Vague. Particulièrement inspiré, le virtuose parvient même à nous émouvoir avec de la mandoline sur Quando et à nous faire danser sur Aspetterò — deux sommets de ce grand disque intemporel.


Una lunghissima ombra, le quatrième album de Andrea Laszlo De Simone
