Musée de l’Orangerie : Monet face au temps

Monet, peindre le temps, l’exposition qu’on attendait pour rendre hommage comme il se doit à Claude Monet (1840-1926), disparu il y a un siècle, mais dont l’œuvre conserve toute sa vitalité.

Claude Monet (1840-1926) – Bassin aux nymphéas, le pont (Les Nymphéas, paysage d’eau), 1905. Huile sur toile, 90 Å~ 100 cm. Collection particulière – Photo Josse / Bridgeman Images

On l’aurait presque oublié ! 2026 marque le centenaire de la mort de Claude Monet (1840-1926). Pour célébrer cet anniversaire, le musée de l’Orangerie consacre une exposition au rapport de l’œuvre du père de l’impressionnisme au temps, et à sa manière unique de le dilater sur la toile. Des années 1890 jusqu’à sa mort, le peintre développe une démarche sérielle, telle une dissection du temps, qui trouve son aboutissement dans le testament artistique des Nymphéas, dont les monumentales compositions sont conservées au sein même du musée.

Exposition Monet, peindre le temps © Laëtitia Striffling-Marcu

À travers une quarantaine de toiles, principalement issues des collections du musée d’Orsay et du musée Marmottan Monet, mais aussi prêtées par des collections publiques et privées, françaises et internationales, le musée de l’Orangerie reconstitue ce temps en réunissant des œuvres d’une même série aujourd’hui dispersées. Dans la brume matinale, sous un soleil éclatant ou à la faveur de la nuit, Monet est revenu inlassablement aux mêmes motifs pour en saisir les métamorphoses dues au temps : la cathédrale de Rouen, les meules de foin, le Parlement de Londres ou encore son jardin de Giverny. Avec son célèbre pont japonais, qui semble désormais flirter sur la toile avec l’abstraction, et ses fameux Nymphéas, le peintre pousse toujours plus loin cette quête insaisissable : peindre le temps qui passe et la lumière qui en découle.

Exposition Monet, peindre le temps, au musée de l’Orangerie jusqu’au 25 janvier 2027.

Pour en savoir plus sur l’exposition, découvrez notre balade photographique ci-dessous. Bonne visite !