Echappé du groupe Gábor, Lucas Andrea se lance en solitaire et dévoile Une peau d’Apocalypso, un premier album romantique et new wave, chez La Souterraine, excellent dénicheur de talents.
Né à Auxerre en 1994 et titulaire d’un master de sémiologie, Lucas Andrea conjugue art plastique, écriture et musique avec une élégance rare, pas étonnant alors qu’il se soit intéressé à l’auteur-compositeur-interprète, dessinateur et vidéaste français Jean-Luc Le Ténia (1975-2011). Particulièrement prolifique, ayant à son actif plus de 2 000 chansons un brin baroques, l’artiste a pourtant sombré dans l’oubli. Lucas Andrea lui rend ici un bel hommage dans Une peau d’Apocalypso, un disque de huit titres dans lequel il est difficile de différencier les reprises de ses compositions personnelles. Le jeune artiste a su s’approprier son répertoire pour le faire sien. Et pour cause, « Le virus Le Ténia m’a pris à la gorge », précise-t-il.
Ainsi, il a imaginé cet album « comme une chimère, entre ma peau et la sienne ». Évanescentes, ses ambiances musicales évoquent celles de Requin Chagrin, mais ses influences musicales lui viennent surtout de Christophe, Ryūichi Sakamoto, Françoise Hardy et Bashung. Il leur rend d’ailleurs hommage dans le clip Ta peau, réalisé avec l’animatrice 2D Clarisse Ricci. Artiste pluridisciplinaire, Lucas Andrea a souhaité accompagner la sortie de son CD de Polaroïds ou de cyanotypes, tous à l’image de sa musique poétique !


Une peau d’Apocalypso, le premier album de Lucas Andrea
