Dans Kokoschka. Portrait d’un amour expressionniste, Max Vento dresse celui d’une passion, celle d’Oskar Kokoschka pour Alma Mahler, qui le mènera vers La Fiancée du vent (1913-1914), un de ses chefs-d’oeuvre !

Veuve de l’illustre compositeur et chef d’orchestre Gustav Mahler, Alma Mahler croise la route du tout jeune et fougueux Oskar Kokoschka en 1912. L’artiste n’est alors qu’un peintre subversif dont l’Archiduc François-Ferdinand aimerait briser le coup après avoir découvert son œuvre, lors d’un vernissage. Et pour cause, Kokoschka n’avait pas pour vocation à sublimer ses modèles mais plutôt à capter leurs âmes. Fasciné par son talent, Alma Mahler l’avait, elle, bien compris, et ne tarda pas à lui faire comprendre, à l’encourager et à tomber dans ses bras, mais pas au point de rendre leur relation publique : pas de chef-d’œuvre, pas de mariage ! N’ayant d’yeux que pour elle, Kokoschka se met au travail, mais c’est finalement dans la douleur qu’il y parviendra, après qu’Alma Mahler ait décidé d’avorter. Récit d’une relation crépusculaire, Kokoschka. Portrait d’un amour expressionniste brosse aussi celui d’un homme amoureux, avec fantaisie et intelligence. Bien documenté, Max Vento montre enfin qu’il n’y a pas que les femmes artistes prêtes à sombrer dans la folie par amour, certains hommes le furent tout autant !

Kokoschka. Portrait d’un amour expressionniste. Scénario et dessin : Max Vento – Pages : 160 – Prix : 25€ – Editeur : Steinkis.



