Avec Épouvantail, le scénariste Philippe Pelaez et le dessinateur Stéphane Sénégas signent un récit au croisement du polar et du conte, s’amusant de nos peurs collectives. Un ouvrage fantastique dans la lignée de l’univers de Tim Burton !

Avec originalité, le duo d’artistes met ici en scène la figure de l’épouvantail, gardien muet des champs, transformé en métaphore de la solitude, de l’exclusion et de la différence. Le scénario se déploie entre réalisme cru et fable onirique. Tout commence par un accident tragique. Une voiture sort de la route pour aller s’abîmer dans un lac, à proximité de ce mannequin fait de paille et de bois, peu rassurant. La petite Lily en a fait son ami, malgré son aigreur et sa vulgarité. C’est sa mère magicienne qui lui a donné vie, elle qui s’est noyée dans ce même lac. Il se pourrait justement que ces deux évènements tragiques soient liés.

Tel un polar bien ficelé, le récit oscille entre passé et présent, et évolue autour de l’enfant espiègle qui apporte un équilibre merveilleux entre fantaisie et horreur. Le dessin de Sénégas, vif et expressionniste, soutient cette démarche, créant une atmosphère palpable à la fois poétique et oppressante.
Épouvantail – Scénario : Philippe Pelaez – Dessin : Stéphane Sénégas – Pages : 168 – Prix : 24,50 € – Editeur : Dargaud.



