En ces temps troublés, la Bourse de commerce prend la température du monde afin de savoir comment il va. Verdict dans sa nouvelle exposition du printemps Le monde comme il va qui déroule un fil narratif fascinant !

Vaste exposition déployée dans tous les espaces de La Bourse de commerce, Le monde comme il va rassemble stars de l’art contemporain, Jeff Koons et Maurizio Cattelan notamment, et artistes émergents, Pol Taburet et Mohammed Sami entre autres. En guise de préambule, cette phrase : « Comment pouvez-vous réunir tant de bassesse et de grandeur, tant de vertus et de crimes ? ». Elle est issue du conte philosophique Le Monde comme il va, publié par Voltaire en 1748, et constitue le point de départ de cet accrochage. Pour cette deuxième partie, nous nous sommes attardés sur trois œuvres marquantes, à découvrir ci-dessous. Bonne visite !
Dino de Bertrand Lavier, 1993

Présentée pour la première fois lors de l’exposition « Debout ! » au Couvent des Jacobins à Rennes en 2018, Dino compte parmi les « chantiers » les plus spectaculaires de Bertrand Lavier. C’est ainsi que l’artiste nomme ses œuvres sur lesquelles il s’autorise à revenir à tout moment. Cette Ferrari Dino 308 GT4 accidentée a été récupérée en cet état dans une casse, après un accident qui n’a fait aucune victime. Désormais, elle fait partie du chantier des ready-detroyed, une évolution des ready-made de Marcel Duchamp. Grâce à son impact, l’œuvre provoque une décharge émotionnelle forte !
Him de Maurizio Cattelan, 2001

Conçue par le sculpteur français Daniel Druet, d’après une idée de Maurizio Cattelan, Him déroute ! Au premier abord : une image tendre, celle d’un enfant de dos en train de prier. Puis, à y regarder de plus près, de face, le visiteur découvre son vrai visage, celui de Hitler, du monstre : l’horreur ! Him, c’est lui, celui qu’on a du mal à nommer, celui dont le visage nous renvoie à un des plus grands traumatismes de l’humanité.
Library III de Liu Wei, 2012

Installation poétique, Library III est constituée d’un ensemble de sculptures de villes hautement verticales, voire vertigineuses car sur le point pour certaines de s’écrouler. L’artiste les a façonnées à partir de livres compressés, piliers de la culture et fondations de ces mégapoles en perpétuelle métamorphose… jusqu’au chaos ? Ainsi, Liu Wei interroge !
Le monde comme il va à la Bourse de commerce jusqu’au 2 septembre 2024.
Pour en savoir plus sur l’exposition découvrez notre balade photographique ci-dessous, bonne visite !





















