Par Toutatis, l’exposition « Uderzo, Comme une potion magique » ouvre ses portes. Focus sur six œuvres.

Un an après la disparition du maître du 9ème art, le musée Maillol rend hommage à Albert Uderzo à travers l’exposition inédite Uderzo, Comme une potion magique. Astérix y tient évidement une place de choix, mais cette rétrospective retrace toute la carrière du dessinateur et auteur qui commença très tôt, bien avant la naissance du petit Gaulois, alors qu’il avait 13 ans à peine.

Uderzo, Comme une potion magique ©B. Gaboriaud

Enfant, il rêvait d’être le Walt Disney de la rue Montreuil, il sera finalement un des pères d’Astérix. Ce n’est pas si mal ! Albert Uderzo a commencé très jeune. A seulement 13 ans, il est engagé par la Société Parisienne d’Éditions (Fricotin et Pieds Nickelés) où il apprend le métier. Cinq an plus tard, inspiré par les comics américains, il publie Clopinard, sa première bande dessinée en tant qu’auteur et dessinateur. L’histoire est lancée. En 1950, il devient reporter dessinateur pour France-Dimanche. Un an après, il rencontre René Goscinny. La suite de l’histoire, vous la connaissez. Mais avant cela, Uderzo s’est essayé à plusieurs styles graphiques et a donné naissance à un grand nombre de personnages cultes d’Oumpah-Pah à Tanguy et Laverdure. Difficile de résumer en quelques lignes l’incroyable parcours du maître, mais l’exposition le fait très bien, à l’aide de plus de 300 planches, dessins, couvertures… qui pour certains n’étaient jamais sortis de son bureau. Nous en avons sélectionné six essentiels.

Stupido, la première bande dessinée d’Albert Uderzo

En parfait autodidacte et sous l’influence de Walt Disney, Albert Uderzo crée Stupido, sa première bande dessinée, à seulement quatorze ans.

Uderzo, Comme une potion magiqueStupido ©B. Gaboriaud

La rencontre avec René Goscinny

Dans la vie artistique d’Albert Uderzo, la rencontre avec René Goscinny sera déterminante. En 1952, ils s’associent pour la première fois et donne naissance à Jehan Pistolet, un jeune serveur nantais qui souhaite devenir corsaire du roi au XVIIe siècle. Ces quatre aventures seront publiées pour le supplément jeunesse de La Libre Belgique.

Uderzo, Comme une potion magiqueJehan Pistolet ©B. Gaboriaud

Ils sont fous ces auteurs

« Ils sont fous ces auteurs » aurait bien pu dire Obélix. Cette planche de 1962 montre comment Uderzo et Goscinny travaillaient et visiblement ce n’était pas triste !

Uderzo, Comme une potion magiqueAstérix, naissance d’une idée, 1962 ©B. Gaboriaud

L’autodérision d’Uderzo et Goscinny

Forcément quand une œuvre ou une personne devient célèbre, les caricaturistes s’y donnent à cœur joie. Uderzo et Goscinny les ont devancés en parodiant eux-même leurs héros cultes Astérix et Obélix, en 1969. Une belle preuve d’autodérision.

Uderzo, Comme une potion magiqueAstérix Parodies, 1969, signées Goscinny-Uderzo ©B. Gaboriaud

Astérix sur orbite, le gaulois donne son nom à un satellite

En 1965 la popularité d’Astérix est incommensurable. Preuve en est, le Centre National d’Études spatiales lance depuis l’Algérie sa fusée Diamant. Le premier satellite français qu’elle met sur orbite est tout simplement baptisé Astérix. Obélix aura sa revanche en 1979 et donnera son nom au premier satellite lancé par la fusée Ariane.

Uderzo, Comme une potion magiqueAstérix, gouache sur papier publié dans Pilote en 1965 ©B. Gaboriaud

Sean Connery au casting de L’Odyssée d’Astérix, en 1981

La caricature est l’ancêtre de la bande dessiné, Uderzo ne l’a pas oublié, il en était féru. Par ce procédé, il intègre Sean Connery au casting de L’Odyssée d’Astérix en 1981, et ce sans René Goscinny disparu en 1977.

Uderzo, Comme une potion magiqueL’Odyssée d’Astérix, 1981 ©B. Gaboriaud

Informations pratiques : http://www.museemaillol.com