Luster : les paysages sonores fantomatiques de Maria Somerville

Six ans après son premier album autoédité All My People, la musicienne irlandaise Maria Somerville revient avec Luster, un second album atmosphérique et enivrant.

Maria Somerville – Projections

Luster s’ouvre sur un chant d’oiseaux accompagné d’une harpe, histoire de détendre l’atmosphère et de poser le cadre feutré et introspectif des chansons contemplatives qui vont suivre. Écrites par Maria Somerville, elles puisent leurs sources dans sa région natale du Connemara, truffée de paysages sauvages et brumeux, et de lacs comme le Lough Corrib. Il en résulte des textures vaporeuses qui rappellent parfois les univers de Cocteau Twins, Slowdive ou My Bloody Valentine. Porté par une voix planante de sirène mystique et une basse-batterie éthérée, l’album navigue entre dream pop, shoegaze, ambient et folk irlandais, célébrant l’absence et la solitude. On se perd volontiers dans ses paysages sonores peuplés de fantômes captivants.

Maria Somerville © Cáit Fahey

Luster, le second album de Maria Somerville