Un orchestre fou, une funambule bravant les éléments, une compagnie guinéenne revigorante… ce week-end, la sixième édition de la Biac ouvrait les portes de ses chapiteaux et espaces pour célébrer le cirque sous toutes ses formes contemporaines !

Portée par Archaos, Pôle National Cirque basé à Marseille, la Biac dévoile dans la Région Sud, jusqu’au 9 février, une programmation circassienne enthousiasmante. Au total : 66 spectacles, dont 15 créations. Il y en a pour tous les goûts, donc forcément pour le vôtre ! Cette sixième édition met à l’honneur les femmes, comme en a témoigné ce week-end d’ouverture. À la Friche de la Belle de Mai, la compagnie Rhizome, constituée à 100% de femmes, dévoilait Rouge Merveille. Ce spectacle montrait une nouvelle fois que la voltige n’est pas l’apanage des hommes. La funambule Soka Tira Osoa de la compagnie Basinga a bravé les rafales fraiches pour exécuter une traversée aérienne tout en aisance, élégance et légèreté, le temps d’un beau moment suspendu. La contorsionniste brésilienne Alice Rende jouait Fora, une performance métaphorique et teintée d’humour sur l’enfermement : particulièrement libérateur. Enfin, Circus Baobab présentait en avant-première mondiale Yongoyély qui dénonce les coutumes et les mutilations dont sont victimes les femmes africaines : un must de cette programmation.

Cette compagnie originaire de Guinée avait déjà fait fureur à la Biac avec leur précédente création Yé! : un cri d’alarme face à l’urgence climatique. Cette année, Circus Baobab ne se démonte pas et rend ici un bel hommage aux femmes africaines, à leur indépendance et à leur résilience, avec ce spectacle engagé, haut en couleur et de haute voltige. Signifiant « l’exciseuse » en langue soussou, Yongoyély plonge le spectateur dans le capharnaüm des rues de Conakry et le mène à la croisée des traditions et de la modernité, plus exactement à la rencontre de ses habitantes. Riche et varié, le spectacle, porté avec poigne par un casting hors pair constitué de six femmes et trois hommes, conjugue danse traditionnelle, krump, chant, barre russe, mât chinois, banquise, portée acrobatique… et surtout émotions et sensations, dans une démarche libératrice ! (A voir aussi à La Scala, à Paris, du 12 février au 2 mars 2025).

La Biac mettra aussi en lumière la brésilienne Maïra de Oliveira Aggio et Raphaëlle Boitel. L’acrobate, comédienne, metteuse en scène et chorégraphe française dévoilera quatre pièces de son répertoire, La Bête noire et Petite Reine à Marseille et à Nice, La Chute des anges à Marseille et à Toulon, Ombres Portées à Château-Arnoux-Saint-Auban, Gap et Marseille. Et oui ! la Biac se déploie au-delà de son QG marseillais (la plage du Prado qui rassemble quatre chapiteaux), soit dans toute la Région Sud, de Saint-Rémy-de-Provence à Nice, en passant par Arles, Avignon, Cavaillon, Aix-en-Provence, Fréjus, Cannes… histoire de vous « mettre des paillettes dans votre vie ! ». Pour ce faire, n’hésitez pas à consulter toute la programmation sur le site officiel : https://biennale-cirque.com
