Du Faune au Printemps, le musée Jacquemart-André met en lumière les plus belles œuvres du peintre finlandais Gallen-Kallela

Le musée Jacquemart-André célèbre, entre autres, l’arrivée du printemps avec l’exposition « Gallen-Kallela – Mythes et nature ».

Akseli Gallen-Kallela – Ad Astra, 1907 © Matias Uusikylä, Villa Gyllenberg / Fondation Signe et Ane Gyllenberg

Le musée Jacquemart-André met sous ses projecteurs l’œuvre, assez méconnue en France, du peintre finlandais Gallen-Kallela (1865-1931) et pour l’occasion l’institution célèbre l’arrivée du printemps à travers deux des plus belles toiles de l’exposition, à savoir « Printemps » (1902-1903) (Portrait d’Anna Dlöör, étude pour le mausolée de Sigrid Juselius) et « Nuit de printemps » (1914). L’artiste ne s’est évidemment pas uniquement consacré à cette saison. Comme le titre de l’exposition l’indique, il s’est très largement consacré aux paysages finlandais et aux mythes. A ce titre, le tableau le plus marquant est sans aucun doute « Ad Astra » (1907) qui signifie en latin « vers les étoiles ». Il en a produit deux versions, toutes les deux sont présentées dans une salle du musée. La première, baptisée « L’Adorante » (1896) est une étude préparatoire de la seconde réalisée bien plus tard en 1907 mais qui reste emblématique des œuvres majeurs de Gallen-Kallela d’inspiration ésotérique et d’expression symboliste. Mais de par sa construction et son originalité « Le Faune » (1904), qui évoque la poursuite de jeunes nymphes par cette figure de la mythologie romaine, est peut-être finalement, car plus ancrée dans le réel, le joyau de cette exposition audacieuse. 

Akseli Gallen-Kallela – Le Faune, 1904 © L’EssentiART

Exposition « Gallen-Kallela – Mythes et nature », du 11 mars au 25 juillet 2022 au Musée Jacquemart-André.
Informations pratiques : http://www.musee-jacquemart-andre.com