Sombres et industriels ou naturels et baignés de soleil, les paysages que dévoile le musée Montmartre lors de l’exposition Maximilien Luce, l’instant du paysage forment, ensemble, un clair-obscur fascinant !

Encore une fois, le charmant Musée de Montmartre met en lumière un artiste peu connu du grand public, mais réputé dans son domaine, le divisionnisme : Maximilien Luce (1858-1941). Un voisin ! L’artiste a vécu au n°6 puis au n°16 de la rue Cortot, entre 1887 et 1899, où il capturait des moments de Montmartre à l’instar de Renoir, Dufy, Camoin ou Valadon. Cette rétrospective apparaît donc comme une évidence et le présente sous le prisme du paysage qui anime toute son œuvre. Foisonnants de couleurs et parfaitement éclairés, ils prennent ici toute leur dimension contrastée. D’un côté une nature flamboyante, de l’autre un univers urbain crépusculaire, voire nocturne, mais teinté de nuances : les usines de Charlerois, les bords de la Tamise ou la drague à Rotterdam.

Au-delà de ces sublimes décors, l’accrochage dévoile aussi des scènes de vie bucolique, de baignade notamment, mais aussi des rues animées, des chantiers et des ouvriers au travail. Dans tous les cas, il apparaît que Luce porte bien son nom. Dérivé de lux en latin, il signifie lumière !

La fin du parcours montre que le peintre s’affranchit progressivement du divisionnisme, laissant la place à une touche plus douce et à des couleurs plus réalistes. Pour autant, ses toiles restent jusqu’à la fin pleines de vie !

Maximilien Luce, l’instant du paysage au Musée de Montmartre jusqu’au 14 septembre 2025.
