Jaume Plensa en trois œuvres phares, au musée de Valence

Investissant les espaces publics du monde entier, de New York à Barcelone, dont il est originaire, Jaume Plensa fait escale au Musée de Valence qui lui consacre une exposition intitulée Jaume Plensa. Être là : un beau moment suspendu !

Exposition Jaume Plensa. Être làNest, 2022 © Benoit Gaboriaud

Trente ans après avoir répondu favorablement à l’invitation de la ville de Valence, à participer à la troisième édition de la Biennale « Un sculpteur, une ville », Jaume Plensa investit le musée de la cité, le temps d’une exposition poétique, qui fait le pont entre ce premier évènement et l’inauguration du Messager (2024), sur la Place des Ormeaux, située au cœur du centre historique. En voici un aperçu à travers trois œuvres phares et notre balade photographique à découvrir ci-dessous !

White Forest, 2015

Exposition Jaume Plensa. Être làWhite Forest, 2015 © Benoit Gaboriaud

Cette forêt de portraits immaculés est, malgré les apparences, constituée de bronzes recouverts d’une patine blanche et mate. Chaque visage reprend les traits de jeunes femmes, ici étirés comme pour défier la gravité et amplifier un effet de plénitude.  « Si leurs yeux sont fermés, c’est pour mieux souligner la voix intérieure, l’âme qui vit dans l’obscurité de nos corps », dit Jaume Plensa.

Nest, 2022

Exposition Jaume Plensa. Être làNest, 2022 © Benoit Gaboriaud

Pour cette série Nest (2022), Jaume Plensa s’est inspiré des dormeurs de Rodin (1894) et de Brancusi (1908), tous deux taillés dans le marbre et intitulés Le Sommeil. Ici, l’artiste semble avoir révélé les siens, comme s’ils s’étaient déjà trouvés dans ces boules monumentales d’albâtre. 

Silent Rain,  2003

Exposition Jaume Plensa. Être làSilent Rain, 2003 © Benoit Gaboriaud

En tant que poète, les lettres ont toujours eu une grande importance dans l’œuvre de Jaume Plensa, aussi bien dans ses dessins que ses sculptures. Désormais, il y incorpore un grand nombre d’alphabets issus de plusieurs régions du monde, dont l’Arménie, comme dans le Messager (2024), qui rend hommage à la forte communauté arménienne présente à Valence. Ici, les mots se déversent dans l’espace, telles des gouttes de pluie, pour former des poèmes signés William Blake (Proverbes de l’Enfer), William Shakespeare (Macbeth), Goethe (Faust) ou encore Charles Baudelaire (Les Litanies de Satan). Ainsi, le poète rend hommage à ses maîtres !

Exposition Jaume Plensa. Être là au Musée de Valence, jusqu’au 4 mai 2025.

Pour en savoir plus sur l’exposition, découvrez notre balade photographique ci-dessous, bonne visite !