Après le succès de La Bombe (2020), Alcante en lâche une nouvelle dans le milieu de l’armée américaine, en dénonçant dans G.I. GAY les discriminations dont ont été victimes les homosexuels dans ce milieu pendant la Seconde Guerre mondiale : romanesque et poignant !
Inspiré de faits réels, G.I. GAY nous mène à la rencontre d’Alan Cole, le 20 septembre 2011, le jour où Barack Obama a mis fin à la politique « Don’t Ask, Don’t Tell » (DADT), qui interdisait aux militaires ouvertement gays, lesbiennes ou bisexuels de servir dans l’armée. Flash-back : le sous-lieutenant Cole se souvient. Pour épouser sa dulcinée et ainsi entrer dans le rang, son beau père le force à s’engager dans l’armée, suite à la déclaration de guerre des États-Unis contre le Japon. Psychiatre de formation, sa mission consistera donc à identifier les homosexuels pour les exclure de l’armée. Mais voilà ! L’arrivée du soldat Merle Gore, beau jeune homme blond et viril, va chambouler tous ses plans…

Un brin romanesque, ce récit historique, dessiné par Muñoz, met en lumière, à travers la relation amoureuse et tumultueuse de ces militaires, la ségrégation des homosexuels pourtant volontaires et courageux dans l’armée américaine de l’époque, où ils étaient dans un premier temps exclus et parfois emprisonnés, puis traités comme des malades mentaux et violentés, voire assassinés, sous l’œil complice des hauts gradés. Une BD qui fait l’effet d’une bombe !

G.I. GAY – Scénario : Alcante – Dessin : Juan Bernardo Muñoz Serrano – Pages : 128 – Prix : 25 € – Editeur : Dupuis / Aire Libre



